Publicis se distingue

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Publicis reste confiant pour la suite de l'exercice. Dans une interview devant paraître samedi dans le Journal des finances, le président du groupe, Maurice Lévy, confirme l'objectif de rentabilité qu'il s'était fixé précédemment. "Nous sommes quasiment assurés d'être en mesure de délivrer à la fin de l'année le très haut niveau de marge opérationnelle atteint en 2001", déclare-t-il. L'an dernier, le groupe avait affiché une marge de 14,1%.Cette annonce détone dans le climat de déprime qui entoure actuellement le secteur. Mardi, le numéro un mondial, WPP, s'est montré très prudent en indiquant qu'il ne voyait pas de rebond de la publicité avant 2003, voire 2004 (voir ci-contre). Et il n'est pas un cas isolé : Interpublic, qui a vu son résultat chuter de 11,7% au premier semestre, attend un repli de son activité de 6 à 7% sur l'année 2002.Dès lors, le discours de Maurice Lévy semble plaire au marché. Elle gagne 2,28% à 22,91 euros en clôture, tandis que le CAC lâche 1,85%. Elle reprend ainsi plus de 20% depuis la mi-août, date à laquelle elle avait touché un point bas annuel après avoir cédé près de 50% en trois mois.Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, le titre est également soutenu par l'aval qu'ont donné les autorités américaines au rachat de Bcom3. Il n'y a donc plus aucun obstacle au rapprochement entre les deux groupes, qui permettra à Publicis de se hisser au quatrième rang mondial du secteur. L'accord officialisé jeudi est également l'occasion, pour Maurice Lévy, de revenir sur cette acquisition de 3 milliards de dollars annoncée en mars 2002 (voir ci-contre)."L'acquisition de Bcom3 [intégrée au dernier trimestre] sera positive, même très faiblement, en 2002, tant sur le bénéfice net consolidé que sur le bénéfice net par action du trimestre correspondant", a-t-il précisé. Enfin, Maurice Lévy apporte des précisions quant aux survaleurs, qui ont largement été mises en causes dans les pertes parfois abyssales constatées par de grands groupes en 2001. La survaleur "devrait se situer vers 2,8 milliards d'euros", souligne-t-il. Ce qui correspondra à une charge de 70 millions d'euros par an sur 40 ans.

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