Rémy Cointreau dans le vert

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Les chiffres, meilleurs qu'attendu, publiés jeudi parv Rémy Cointreau n'avaient pas permis de soutenir le titre tout au long de la séance: après avoir gagné 5%, il a terminé en baisse de 0,36%. Vendredi, la confiance semble néanmoins être de retour chez les investisseurs. En fin de journée, l'action est parmi les plus fortes hausses du SRD avec une progression de 3,05% à 31,80 euros. Il faut dire que, dans le climat actuel, les comptes annuels du groupe ont de quoi rassurer, même si l'exercice en cours, qualifié d' "année d'investissement", semble moins prometteur.Le résultat net part du groupe pour l'exercice 2001/2002 est en hausse de 5,4% à 95,3 millions d'euros. Le résultat opérationnel est ressorti en hausse de 13,5% à 209,1 millions d'euros, contre 184,3 millions un an plus tôt. Le bénéfice net courant après survaleurs a crû de 11,3% à 100,6 millions d'euros. La marge opérationnelle s'est affichée à 20,5% contre 19,9% un an plus tôt et le bénéfice net par action a progressé de 12,3%, de 2,04 à 2,29 euros.Le résultat opérationnel est supérieur aux pronostics du marché mais la progression du bénéfice net part du groupe est légèrement inférieure aux attentes des professionnels, qui visaient une hausse de 5,7% à 95,6 millions d'euros. Le bénéfice net après survaleurs est lui très au-dessus des prévisions, puisque les analystes attendaient un chiffre de 98 millions d'euros, soit une progression de seulement +4,2%. En septembre 2001, le groupe avait indiqué que la croissance de son résultat net ne serait comprise qu'entre 5 et 10%, au lieu des 20% pronostiqués il y a un an. Début décembre 2001, il précisait que la croissance de ce résultat serait dans le bas de cette fourchette. Le chiffre d'affaires du groupe, publié le 23 avril dernier, s'était établi à 1 milliard d'euros, en hausse de 10 % par rapport à l'exercice précédent (926 millions d'euros), mais en très forte progression (+21%) sur les derniers mois de l'exercice, clos fin mars (lire ci-contre). Une performance meilleure qu'attendu qui témoigne de la capacité de Rémy Cointreau à résister à une conjoncture difficile, notamment sur le marché américain."Les actions menées ou initiées sur l'exercice écoulé, conjuguées à la poursuite d'investissements conséquents sur 2002-2003 et la mise en oeuvre des grandes priorités stratégiques, offrent à Rémy Cointreau les leviers pour de nouvelles étapes de forte croissance rentable", a souligné le groupe dans un communiqué. La branche cognac a contribué au résultat à hauteur de 146 millions d'euros (marge de 38,4%), les liqueurs ont représenté 44,9 millions d'euros (marge de 25,9%), et les spiritueux 69,9 millions (marge de 32,2%). La branche champagne et vins est restée le parent pauvre avec un résultat de 5,5 millions d'euros, pour une marge de 4,9%. Le redémarrage de la branche champagne en termes de volumes (+60% depuis janvier 2002) fait pourtant partie des faits marquants de l'exercice. Durant la période, l'intégration de Bols s'est avérée relutive en termes de résultats (+8%) et a permis de faire grimper les ventes de spiritueux de 50% (lire ci-contre). L'exercice a aussi vu l'amélioration des services commerciaux et des process de production (10 millions d'économies par an sont attendues dans le cadre du plan "supply chain"), et la cession de 30 millions d'euros d'actifs non stratégiques (Asbach en Allemagne, RMS en Californie et Shenma en Chine).Pour les mois à venir, Rémy Cointreau entend poursuivre son assainissement financier. La dette financière consolidée s'élevait à 832,3 millions d'euros à la fin de l'exercice précédent, en baisse de 38 millions d'euros. Cette réduction, combinée à la progression des fonds propres à 1,1 millard d'euros, a permis au groupe de réduire son ratio d'endettement à 0,75 contre 0,82 un an plus tôt.La société entend enfin poursuivre ses efforts de soutien à ses marques. Ainsi les investissements marketing ont été "soutenus" voire "élevés" dans le cognac (Rémy Martin), les liqueurs et les spiritueux. Selon le groupe, qui vise une hausse de 50% de son résultat net d'ici à 3 ans, l'exercice 2002/2003 devrait donc être "une année d'investissements dans une perspective de forte croissance durable et rentable". Un discours qu'hier certains ont peut-être interprété comme la prévision d'une croissance moindre à court terme.

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