Les tensions au Proche-Orient pèsent sur les compagnies aériennes

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Alors qu'elles avaient comblé l'effondrement de leurs cours consécutif aux attentats de septembre, les compagnies aériennes sont de nouveau sous pression. En clôture à Paris, Air France plonge de 6,5% à 18,70 euros tandis que, sur les autres places européennes, British Airways lâche 6,35% à 228,5 pence et la Lufthansa perd 5,98% à 16,50 euros.La baisse apparaît d'autant plus soudaine que le secteur semblait sur la voie du redressement. Ainsi dans le cas d'Air France, la compagnie a, depuis décembre, enchaîné trois mois consécutifs de hausse du trafic passager. De surcroît, le groupe a annoncé ce week-end la suspension du gel de ses embauches. Un signe clair du retour à la confiance. Les investisseurs avaient également retrouvé l'optimisme puisque, aux niveaux de cours de la fin de la semaine dernière, Air France gagnait 21,65% sur l'année, tout comme British Airways. La Lufthansa affichait quant à elle un gain plus modeste mais tout de même notable, de 16,2%. A titre de comparaison, le CAC 40 n'avançait que de 1,4% au même moment.Au vu de ce parcours, certains ont peut-être été tentés par des prises de bénéfices, mais pour les professionnels, la véritable raison de la correction de mardi est toute autre. Il s'agit des tensions qui règnent au Proche-Orient. Si la situation s'envenime, "on peut craindre des reports et des annulations de voyages à l'approche de l'été", indique un analyste parisien contacté par latribune.fr. Une opinion partagée par un autre spécialiste du secteur qui insiste en outre sur la remontée du prix du Brent (voir ci-contre) qu'entraînenent ces affrontements. "En quelques semaines, le baril est passé de 20 à près de 27 dollars. Or, le carburant représente environ 10% de la structure de coûts des compagnies", souligne-t-il. Si aucune issue rapide n'est trouvée entre Israéliens et Palestiniens, le secteur du transport aérien pourrait donc bien être victime d'une seconde crise en moins de sept mois...latribune.f

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