"Les obligations "triple A" en euros sont très prisées"

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"La Tribune". La Cades vient d'émettre 600 millions d'euros d'obligations indexées sur l'inflation française. Comment situez-vous cette opération et quel avantage présente-t-elle pour les investisseurs ?Patrice Ract Madoux. Cette opération fait partie de notre programme d'émission annoncé pour 4 à 4,5 milliards d'euros en 2002. Nous avons d'abord relancé des opérations à court terme qui ont déjà porté sur 1,5 milliard d'euros, puis la Cades a émis sa nouvelle souche de 600 millions d'euros indexée sur l'inflation. Elle a aussi émis des EMTN [euros medium term notes, Ndlr] et ce pour 500 millions d'euros depuis le début de l'année dont 380 millions d'euros au Japon. Elle a enfin assuré la liquidité de ses gros emprunts de référence cotés sur MTS France. Pour les investisseurs, les obligations indexées leur assurent d'abord la couverture du risque inflation française et exercent un effet technique sur leur portefeuille dont la volatilité globale diminue. C'est, en outre, un actif presque totalement décorrélé des marchés actions.Emetteur noté "triple A" par les agences de notation, la Cades est-elle suffisamment présente sur le marché international des capitaux ?Nous sommes présents sur le marché international pour partie avec les obligations indexées sur l'inflation française mais surtout avec les autres emprunts très souvent achetés par des investisseurs étrangers, par exemple l'emprunt de référence 2012 fortement souscrit par des banques centrales asiatiques. En Asie et au Moyen-Orient nous avons constaté que les banques centrales en particulier nous rangent clairement parmi les grands émetteurs européens. En Asie, il y a par exemple un très fort besoin de papiers "triple A".Quelles sont à votre avis les perspectives du marché des obligations en euros ?J'ai constaté depuis quelques mois un intérêt très net pour des obligations "triple A" en euros de la part des investisseurs étrangers. Car il y a un mouvement vers l'euro. Outre l'intérêt des grandes banques centrales, on note parmi les autres investisseurs un phénomène de fuite vers les obligations de grande qualité face à la crainte suscitée par certains marchés boursiers.Propos recueillis par Pierre Suchet

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