Bonnes ou mauvaises nouvelles ?

Pour l'instant, meurtris qu'ils sont par les pertes subies depuis des mois, ils choisissent encore d'ignorer les bonnes nouvelles - à venir. Car la moisson de résultats qui tombera à partir de maintenant et pour trois semaines devrait être bonne. Pourquoi ? "Tout bonnement parce que les entreprises qui s'apprêtent à annoncer de mauvais résultats ont en général tendance à faire une pré-annonce, afin de préparer le marché," répond Henry de Vismes, à la tête des investissements internationaux pour Citigroup Asset Management. Or, toutes les préannonces ayant été faites, selon ce spécialiste, il ne resterait donc plus que les bonnes nouvelles à venir ! Il n'empêche, si GE a dopé les cours, Intel, qui vient d'annoncer ses résultats, a déçu le marché... Certains observateurs ne sont pas surpris de l'essoufflement - si rapide - du mouvement. Et pour cause, ils estiment qu'il a été tout à fait artificiel. Certaines mauvaises langues jurent en effet que l'embellie qu'a connue Wall Street pendant quatre jours n'a rien à voir avec de meilleurs résultats des entreprises. Ils font remarquer que la récente hausse a principalement été le fait de deux institutions financières, Goldman Sachs et Merrill Lynch, qui ont transféré de gros montants du marché obligataire vers celui des actions et nourri ainsi le rebond. Jusqu'ici, rien d'anormal, ces deux banques étant les poids lourds du marché. Mais ils précisent que ces nouveaux achats ont eu lieu au moment même où, à Washington, les élus démocrates faisaient monter la pression pour qu'Harvey Pitt, le président de la SEC, passe à la vitesse supérieure en matière de régulation des marchés. Or, pour les tenants de la théorie du complot "wallstreetien", les banques voulaient absolument faire remonter les cours pour couper l'herbe sous le pied des Démocrates, moins proches des marchés que les Républicains. De même, ils soulignent que la hausse, orchestrée, selon eux, s'est produite aussi au moment où les Démocrates lançaient, en cette période électorale, une grande campagne médiatique visant à faire porter le chapeau de la débâcle boursière à l'Administration républicaine. Or, les critiques démocrates ne pouvaient faire qu'un flop si le marché remontait...

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