Le CAC réduit ses gains, Schneider entouré, St-Gobain attaqué

Après avoir gagné jusqu'à 2,26%, la Bourse de Paris a réduit ses gains à mi-séance. Faute de nouvelle réellement positive, le marché continue de buter sur le seuil des 3.200 points, pourtant brièvement franchi à la hausse ce matin. Outre l'attente d'une nouvelle série de résultats d'entreprises américaines cette semaine, les investisseurs sont rendus nerveux par les derniers indicateurs économiques. Après le recul de 1,2% de la consommation des ménages français en septembre, les six principaux instituts allemands de conjoncture ont révisé en baisse, de 0,9 à 0,4%, leur prévision de croissance de la première économie européenne cette année. Par ailleurs, le repli accusé par les contrats futures sur indices américains suggère une correction de Wall Street cet après-midi. Du côté des valeurs, Schneider reste soutenu par le jugement annulant le veto de Bruxelles à sa fusion avec Legrand, tandis que Saint-Gobain recule après la mise en garde d'ABB concernant le coût des procès liés à l'amiante. Enfin, les technologiques sont bien orientées, à l'exception de STMicroelectronics qui pâtit du " profit warning " de Texas Instruments.A midi, le CAC 40 gagnait 0,47% à 3.171,73 points, dans un volume d'affaires relativement fourni avec 1,45 milliard d'euros traités sur les valeurs de l'indice. A Londres, le Footsie grignote 0,18%, tandis qu'à Francfort, le Dax recule de 1,04%. Sur le marché des changes, l'euro s'échange à 0,9749 pour un dollar, contre 0,9733 hier.Schneider Electric gagne 3,75% à 47,60 euros. Le Tribunal de première instance de l'Union européenne a annulé l'interdiction de la fusion du groupe avec Legrand décidée par la Commission européenne. Le tribunal juge en effet que l'analyse économique qui a justifié le veto de Bruxelles est entachée d'erreurs. Toutefois, le tribunal relève que cette fusion a des effets anticoncurrentiels. Le groupe a par ailleurs annoncé une baisse de 8,3%, à 2,26 milliards d'euros, de son chiffre d'affaires au troisième trimestre. Sur les neuf premiers mois de l'année, il recule de 7,5% à 6,84 milliards. Le groupe précise que, à périmètre et taux de change constants, le repli est de 2,4% au troisième trimestre et de 6,1% sur neuf mois. Le spécialiste du matériel électrique basse tension indique que " en l'absence de nouvelle dégradation, (il) maintient sa prévision d'un repli limité de son chiffre d'affaires pour l'ensemble de l'année ".STMicroelectronics cède 3,48% à 17,45 euros alors qu'il doit publier ses résultats du troisième trimestre après la clôture de Wall Street. Dans le même secteur, Texas Instruments a révisé en baisse ses prévisions pour le quatrième trimestre. Le fabricant américain de semi-conducteurs pour téléphones mobiles table désormais sur un bénéfice d'environ 2 cents par action et sur un chiffre d'affaires de 2,02 milliards de dollars. Les analystes espéraient un profit de 11 cents par action et un chiffre d'affaires de 2,32 milliards de dollars.Les autres grandes technologiques sont en revanche bien orientées. Alcatel progresse de 2,38% à 4,31 euros. L'équipementier de télécommunication a annoncé avoir remporté un contrat de 20 millions d'euros avec TP, le premier opérateur polonais. Les SSII poursuivent leur progression à l'image de Cap Gemini (+1,07% à 24,60 euros) et d'Atos Origin (+7,70% à 34,25).Les valeurs bancaires montent également. BNP Paribas prend 1,12% à 40,50 euros et la Société Générale 0,37% à 54,10. De son côté, le Crédit Agricole s'adjuge 3,05% à 17,89 euros alors que son président a réaffirmé que la banque gardait toutes " les options ouvertes " sur un éventuel rapprochement avec le Crédit Lyonnais. Ce dernier cède en revanche 0,51% à 36,81 euros (+0,03%). Du côté des assureurs, Axa grignote 0,22% à 13,78 euros et les AGF 0,84% à 32,46.Saint-Gobain recule de 4,03% à 25,24 euros et Alstom chute de 10,67% à 4,69 après la mise en garde d'ABB. Le groupe helvético-suédois a en effet prévenu que les coûts des procès liés à l'amiante aux Etats-Unis risquaient de causer la faillite de sa filiale américaine.Pinault Printemps cède 1,67% à 73,75 euros. Le groupe de distribution a fait état d'une baisse de 1,6%, à 6,42 milliards d'euros, de son chiffre d'affaires au troisième trimestre. Sur neuf mois, il s'inscrit en repli de 1,5% à 19,73 milliards. Les analystes tablaient sur un chiffre d'affaires de 6,44 milliards d'euros au troisième trimestre, et de 19,75 milliards sur neuf mois. PPR a par ailleurs confirmé l'existence de discussions en vue de la cession de certaines activités de son pôle de services financiers Finaref. La presse d'hier faisait état d'un prix de 4 milliards d'euros pour cette cession et citait le Crédit Agricole comme candidat le mieux placé pour ce rachat.Vivendi Universal abandonne 4,04% à 14,01 euros. La décision sur le repreneur du pôle édition de VU devrait être connue aujourd'hui ou demain. Trois candidats sont en lice : PAI Management, associé à Apax Partners, Blackstone et quatre éditeurs français ; Lagardère et Eurazeo. Selon la presse, le montant encaissé par Vivendi devrait être inférieur à 3 milliards d'euros. Concernant le dossier Cegetel, Le Figaro économie croit savoir que VU " est sur le point de lancer une procédure de référé devant la justice qui lui permettrait de disposer d'un mois supplémentaire pour trouver les 6,6 milliards d'euros nécessaires pour préempter les titres Cegetel ".Air France baisse de 5,27% à 10,07 euros alors que le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a déposé un préavis de grève du 1er au 4 novembre inclus.Rémy Cointreau progresse de 5,35% à 31,71 euros. Le groupe de spiritueux a fait état d'un chiffre d'affaires stable à 479,5 millions d'euros au premier semestre, contre 480 millions un an plus tôt. La société précise que, à taux de change constant, le chiffre d'affaires progresse de 4,3%.Enfin, Soitec chute de 39,62% à 3,14 euros. Le fabricant de plaques de silicium pour semi-conducteurs a annoncé une hausse de 12%, à 23,4 millions d'euros, de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre 2002-2003. Sur le premier semestre, l'activité progresse de 35% à 51,3 millions. La société a cependant abaissé sa prévision de chiffre d'affaires pour l'ensemble de l'exercice et ne table plus que sur une hausse, hors effet de change, comprise entre 25 et 50%, contre une progression de 50% précédemment anticipée. Le Crédit Lyonnais a d'ailleurs dégradé le titre d'" achat " à " alléger ". John WiburgCopyright Invest

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