"L'orientation des profits limite le repli des marchés"

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"La Tribune". Malgré une tendance générale de révision des bénéfices des sociétés à la hausse, les marchés d'actions restent déprimés. Pourquoi ?Alain Bokobza. En réalité, le secteur des TMT (technologies-médias-télécoms) n'a pratiquement pas bénéficié de cette tendance favorable. Or, ce secteur conserve un poids non négligeable au sein des différents indices boursiers et limite d'autant leur performance. En outre, les révisions à la hausse des bénéfices des entreprises vont de pair avec l'amélioration de la conjoncture. Or, les anticipations de reprise économique provoquent des tensions sur le marché obligataire et appellent à un relèvement des taux d'intérêt. L'évolution des marchés d'actions de ces derniers mois reflète simplement la "confrontation" de ces deux variables que sont les estimations de croissance des bénéfices et les perspectives de hausse des taux. Sans cette tendance de relèvement des prévisions de croissance des bénéfices, leur performance aurait été encore moins bonne.Quels enseignements peut-on tirer de l'étude des consensus de prévisions de résultats ?Force est de constater que les investisseurs ont réagi de façon très rationnelle à l'évolution de cet indicateur. Sur les six derniers mois, les secteurs qui ont le mieux performé en Bourse sont ceux qui ont bénéficié d'une amélioration des consensus. Il s'agit des valeurs cycliques de consommation, l'automobile en tête, des biens intermédiaires comme les cimentiers et des banques.Existe-t-il des opportunités d'achat à l'heure actuelle ?Tout à fait. Nous conseillons de surpondérer le secteur de la pharmacie et celui de la distribution alimentaire. Ces deux secteurs ont en effet sous-performé le marché sur les six derniers mois alors que la croissance de leurs bénéfices futurs reste supérieure à la moyenne. En réalité, les valeurs pharmaceutiques et de la distribution étaient sans doute un peu chères en septembre 2001. Depuis, les valorisations se sont détendues et elles peuvent être considérées comme de bonnes opportunités d'achat. A l'inverse, il est à mon avis trop tard pour investir sur le secteur des médias. La reprise des dépenses publicitaires est déjà intégrée dans les cours et le potentiel de révision des bénéfices à la hausse est désormais limité.

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