"Le CAC 40 devrait toucher les 3.600 points en cours d'année"

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latribune.fr- Après deux années de vaches maigres, comment se présente 2003 pour le CAC 40 ?Philippe Brossard- Les marchés européens sont actuellement soumis à deux facteurs économiques contradictoires. D'abord, le dynamisme de l'économie américaine, à l'image d'un indice ISM manufacturier repassé au-dessus des 50, devrait se poursuivre. Certes, les tensions au Moyen-Orient et le prix du pétrole font peser un léger risque. Mais globalement, la croissance américaine devrait avoisiner les 3% cette année. Un élément rassurant lorsque l'on sait que les Etats-Unis représentent 30% du PIB mondial. En revanche, l'Europe ne voit pas le bout du tunnel, principalement en raison d'une politique économique peu réactive. Dès lors, la croissance sur le Vieux continent ne devrait pas dépasser 1,5%.Du côté des résultats des entreprises et en ce qui concerne plus particulièrement la France, de nombreux analystes estiment qu'en 2003 la masse des bénéfices du SBF 120 reviendra à son niveau de 2000. Néanmoins, de nombreux doutes subsistent et l'objectif me paraît quelque peu ambitieux.Bref, si les indices américains vont probablement doper la Bourse de Paris, sa progression sera freinée par les incertitudes économiques européennes.Quel sera le scénario de la reprise? Les premiers mois de l'année vont sans doute être synonymes de stagnation. Le CAC pourrait même repasser sous les 3.000 points. Par la suite, une remontée graduelle devrait permettre à l'indice parisien de toucher les 3.600 points en cours d'année. Dans ces conditions, est-il intéressant de prendre dès aujourd'hui position sur les actions?Nos modèles de valorisation nous ont montré une très forte corrélation passée entre ce que j'appellerai un PE global (capitalisation boursière divisée par le PIB) et l'inverse des taux longs. Suivant ce principe, le CAC devrait en théorie se situer autour des 5.000 points au niveau actuel des taux longs (4,3%) et à 4.000 points en envisageant une hausse de 100 points de base de ces mêmes taux longs. Malgré le manque de visibilité économique, les actions restent donc bon marché et laissent entrevoir de belles perspectives en cas d'éclaircissement de la conjoncture.Les ratios de valorisations et les indicateurs comptables à la disposition des investisseurs se sont multipliés ces dernières années. Quels seront selon vous les critères à surveiller de près en 2003?Je crois qu'il faut aller le plus bas possible dans les comptes des entreprises, c'est-à-dire au niveau du résultat net, voire du dividende. Par le passé, on a certainement poussé trop loin les retraitements comptables (avec des chiffres excluant de nombreuses charges) en oubliant l'impact du résultat net sur le bilan d'un groupe. L'endettement sera également à surveiller.

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