Unilever a dépassé ses objectifs 2002

La restructuration amorcée en 2000 par le géant anglo-néerlandais Unilever porte peu à peu ses fruits. Alors que vendredi son directeur général, Antony Burgmans, avait déjà déclaré, sans fournir de chiffres, que la croissance des ventes de ses grandes marques devrait avoir été en 2002 supérieure aux 5,3% enregistrés en 2001, le groupe se veut un peu plus précis. C'est en fait une croissance de 5,4% qui est attendue par le groupe concernant ses 400 plus grandes marques, comme les thés Lipton ou les savons Dove. Un chiffre bien supérieur à la fourchette de 4,5-5% précédemment avancée et qui est "le fruit d'un programme d'innovation et de soutien des marques sur le marché", précise un communiqué.Cette progression des ventes, alliée aux restructurations et à la baisse des taux d'intérêt, devrait en outre se traduire par un résultat lui-aussi supérieur à ce qu'Unilever ambitionnait en moyenne jusqu'ici. Ainsi, le bénéfice annuel, hors exceptionnels et survaleurs, devrait avoir augmenté de 20%. En décembre, il visait une fourchette de progression de 15 à 20%.Un grand pas a donc été fait depuis maintenant trois ans. En février 2000, pour mettre fin à l'érosion de son chiffre d'affaires et améliorer sa rentabilité, le groupe avait présenté un vaste plan baptisé "en route vers la croissance" (voir ci-contre). Unilever avait ainsi annoncé son recentrage sur ses 400 principales marques, contre 1.600 auparavant. L'objectif de ce programme, prévoyant 25.000 suppressions d'emplois en cinq ans, est d'atteindre en 2004 une croissance des ventes des grandes marques de 5,8% avec une marge comprise entre 16 et 17%.S'il faudra encore patienter pour voir si les objectifs finaux sont atteints, une chose est déjà sûre: ce plan de redressement a permis à Unilever de retrouver la confiance des investisseurs. Alors qu'elle avait plongé en fin d'année 1999, l'action s'est nettement redressée et a gagné environ 40% depuis l'annonce du programme de recentrage. Ce lundi encore, le discours du groupe rassure et lui permet de limiter la casse dans un marché en chute libre. En fin de journée, le repli du titre est voisin de 1% sur ses deux places de cotation (Londres et Amsterdam), alors que le FTSE et l'AEX lâchent chacun plus de 3%.

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