Casino se donne un peu de marge pour la reprise de Monoprix

Casino se donne un peu d'air. Alors que sa dette était de 4,39 milliards d'euros en juin 2002 et devrait correspondre au montant des fonds propres fin 2002, la possibilité pour Galeries Lafayette d'exercer dès juin 2003 une option de vente de ses 49,35% dans Monoprix (pour plus d'un milliard d'euros) constituait une menace supplémentaire pour la structure financière du groupe stéphanois. Mais lundi matin, un communiqué a annoncé la renégociation de cet accord, notamment sur le plan des dates d'exercice des options."C'est une très bonne nouvelle pour le groupe", a résumé un vendeur contacté par l'AFP. Et les investisseurs semblent du même avis. En fin de journée, l'action Casino avance de 1,4%, à 58 euros, tandis que celle de sa société-mère, Rallye, s'octroie 2,76%, à 29,05 euros.C'est que l'accord, qui sera signé avant le 20 mars, ôte une belle épine du pied de Casino. Car les deux groupes resteront à parité au capital de Monoprix (49,35% chacun) jusqu'en janvier 2006 et ce n'est qu'à partir de cette date (et jusqu'en avril 2009) que Galeries Lafayette pourra exercer une option de vente ("put") sur sa participation. Le prix, déterminé selon une méthode complexe détaillée dans le communiqué de présentation (voir ci-contre), sera au minimum de 219 euros par action, auquel s'ajoutera une actualisation au taux de l'Euribor plus 210 points de base.Si cette option n'est pas exercée en avril 2009, s'ouvrira alors une nouvelle période durant laquelle Casino disposera d'une option d'achat sur 10% de Monoprix (à un prix correspondant à une valeur d'expertise plus une prime de 21%) et Galeries Lafayette pourra de son côté exercer un "put" sur le solde de sa participation.D'ici là, et une fois l'accord signé, les deux groupes vont - conformément à l'engagement qu'ils avaient pris en mai 2000 - déposer un projet d'offre publique de retrait suivi d'un retrait obligatoire. Le prix sera de "219 euros par action indexé au taux Euribor 1 an", soit environ 249 euros.Par ailleurs, les deux actionnaires comptent profiter des ressources financières de Monoprix. Ce dernier versera un dividende de 25% de son résultat net courant 2002, auquel s'ajoutera un dividende exceptionnel de 261,5 millions d'euros. Monoprix procèdera aussi à une distribution de ses ressources non nécessaires à l'exploitation et qui sont aujourd'hui estimées entre 400 et 500 millions d'euros. Enfin à partir de 2003, Monoprix versera en dividende 75% de son résultat net courant.Si du côté de Casino cela devrait permettre de soulager une situation financière tendue, Galeries Lafayette estime pour sa part qu'il pourra "saisir les opportunités de croissance les plus intéressantes".

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