L'antenne de TF1 a fait recette fin 2002

La bonne surprise que n'excluaient pas les analystes a bien eu lieu. Comme sa concurrente M6 (voir ci-contre), et comme l'avait laissé pressentir le troisième trimestre (voir ci-contre), la première chaîne a connu un net rebond de ses recettes publicitaires en fin d'année 2002. Si le groupe ne donne pas de détail, on peut toutefois estimer la hausse du quatrième trimestre à 4,9% au vu des chiffres annuels. Conséquence: alors qu'en novembre le groupe indiquait tabler sur des revenus publicitaires stables pour l'année après leur recul de 0,9% sur neuf mois, ceux-ci ont finalement progressé de 0,7%, à 1,507 milliard d'euros, en 2002. Un chiffre qui de surcroît correspond à la limite haute de la fourchette d'estimations des analystes. Ce sont les "secteurs traditionnels (alimentation, toilette-beauté, produits d'entretien...)" qui ont soutenu le chiffre d'affaires, souligne TF1 dans son communiqué publié mercredi soir.Qui plus est, et contrairement à M6, les produits de la diversification ont également été un peu meilleurs que prévu. A 1,117 milliard d'euros, ils ont progressé de 42,3%, alors que le marché visait plutôt une progression de 40,3%.Outre les contributions en hausse de TF1 Entreprises, TF1 Video (Le seigneur des anneaux, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain...) et d'Eurosport (+7% de recettes publicitaires), ce pôle a bénéficié de la consolidation de TPS par intégration proportionnelle (290 millions d'euros), alors qu'aucune part du chiffre d'affaires du bouquet n'était comptabilisée en 2001. En revanche, la contribution des chaînes thématiques (hors Eurosport) est en repli de 7%.Au global, c'est donc un chiffre d'affaires de 2,624 milliards d'euros qui a été annoncé (+15%), là où les analystes n'espéraient en moyenne guère mieux que 2,6 milliards d'euros.Si la réaction des investisseurs a été plutôt positive dans la matinée, la hausse s'est essoufflée et l'action termine stable, à 23 euros. Il faut dire que, à l'image de M6, la hausse du coût de la grille (vraisemblalement proche de 14%) devrait avoir affecté la rentabilité du groupe. Pour le vérifier, les investisseurs devront patienter jusqu'au 24 février, date à laquelle est programmée la publication des résultats annuels.A cette occasion, les observateurs obtiendront peut-être un peu plus de précisions sur l'opinion de TF1 quant à l'exercice qui vient de commencer. Pour l'heure, le groupe de Patrick Le Lay prévoit une croissance de 1 à 3% de ses revenus publicitaires et une progression du chiffre d'affaires global de 4%.

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