Une bonne nouvelle pour Aventis

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"Après toute une série de newsflow défavorable, le groupe bénéficie enfin d'une nouvelle positive": à l'image de ce qu'écrit ce matin Aurel-Leven, c'est bien le soulagement qui prédomine chez les analystes et chez les investisseurs après l'avis favorable rendu par la Food and Drug Administration sur Ketek. Du coup, l'action avance de 3,05%, à 54,10 euros, en fin d'après-midi.Mercredi soir, le comité consultatif de la FDA s'est prononcé en faveur du produit d'Aventis, et ce dans les trois indications requises: pneumonie, bronchite chronique et sinusite aigüe. Un avis qui, bien que n'étant pas encore un aval officiel de la part de la FDA, représente tout de même une bonne nouvelle. Car les débouchés sont prometteurs.Pour Aurel-Leven, la croissance moyenne annuelle dans les anti-infectieux devrait être de 9,7% entre 2001 et 2006. Dès lors, le bureau d'analyse estime à 761 millions d'euros les ventes potentielles de Ketek en 2006. Selon Aventis, elles pourraient même être encore meilleures. Le groupe vise en effet un chiffre d'affaires potentiel supérieur au milliard d'euros en 2006. Quant aux ventes à plein régime, Fideuram-Wargny rappelle que le consensus les situe entre 800 millions et 1,5 milliard par an de 2008 à 2010.Bref, "Ketek est un produit important pour assurer la pérennité de la croissance d'Aventis sur les prochaines années", résume-t-on chez Aurel-Leven. Il est vrai que le renouvellement des blockbusters (produit générant plus d'un milliards de dollars de revenus annuels, soit plus de 5% du chiffre d'affaires actuel d'Aventis) est essentiel pour les laboratoires. Et Aventis en est conscient. En présentant le recentrage de sa R&D en septembre, le groupe a annoncé qu'il ambitionnait d'avoir sept blockbusters en 2006 contre trois actuellement (voir ci-contre).latribune.frSanofi n'écarte pas l'idée d'une fusion avec AventisEn marge de cette affaire, le président de Sanofi-Synthélabo, Jean-François Dehecq, indique dans une interview au Figaro qu'il n'exclut toujours pas l'idée d'une fusion avec Aventis. "Nous ferons peut-être quelque chose avec Aventis. Mais je ne suis pas sûr que le moment soit venu", précise-t-il en ajoutant que la mode auprès des investisseurs n'est pas aux grandes fusions. En outre, si elle sont créatrices de valeur à court terme, elles ne doivent pas masquer "le seul vrai problème: les nouveaux médicaments".

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