Lagardère dépasse les attentes dans les médias

"Une nouvelle fois, Lagardère démontre sa capacité de croissance, malgré un environnement difficile". Tel est, à l'image d'Aurel-Leven, le constat que l'on peut dresser après la publication du chiffre d'affaires annuel du groupe. Car dans un contexte peu favorable, Lagardère est parvenu a dépasser les attentes du marché. En particulier dans sa branche media.Alors que les professionnels visaient pour elle un chiffre d'affaires moyen de 7,9 milliards d'euros (avec un maximum de 8,06 milliards), elle a enregistré des ventes de 8,09 milliards d'euros, soit une croissance de 5,6% en données publiées et de 7,8% à données comparables. Pour expliquer sa performance, Lagardère met en avant son pôle distribution et services qui, "en dépit d'une activité de distribution en aéroports qui reste affectée par la baisse du trafic aérien", affiche "un taux de croissance à deux chiffres" (+15,9%, à 4,46 milliards d'euros). L'édition s'est également distinguée, avec une progression de 12,3%, à 950 millions d'euros, et surtout "une croissance interne à nouveau supérieure à 3%".Quant aux analystes, Aurel-Leven souligne en particulier la "reprise de la croissance de la branche presse aux Etats-Unis après 18 mois consécutifs de baisse". Car c'est bien là que se situaient les principales inquiétudes en raison de la déprime du marché publicitaire. Finalement, la presse a terminé l'année sur une baisse de 9,5% (2,11 milliards d'euros), correspondant à un repli de 2,5% en comparable.Si le groupe a vu son chiffre d'affaires progresser dans les médias, il n'en est en revanche pas de même au global, où les revenus se sont tassés de 0,6%, à 13,22 milliards d'euros. A celà deux explications. D'une part, la contribution d'EADS (dont Lagardère détient environ 15%) a reculé de 3,3%, à 4,34 milliareds d'euros. Cela provient "essentiellement de la division Airbus qui a livré 303 appareils contre 325 un an plus tôt", note le communiqué.D'autre part, Lagardère a sans surprise subi une nette dégradation de son chiffre d'affaires dans l'automobile, où le groupe agit notamment pour le compte de Renault. La production de l'Espace a été arrêtée et "l'Avantime [lancée fin 2001] ne rencontre pas le succès commercial attendu", déplore le groupe. Dès lors, les ventes de la branche ont plongé de 31,5%, à 782 millions d'euros.Ces revers ne suffisent toutefois pas à atténuer l'optimisme des observateurs, d'autant qu'ils s'attendent à ce que la branche automobile soit prochainement cédée. Mieux encore, la bonne surprise créée par la branche média, notamment la reprise de la presse au quatrième trimestre, a conduit Aurel-Leven à rehausser ses prévisions de résultat d'exploitation.A la Bourse de Paris, l'action Lagardère termine pratiquement inchangée à 35,69 euros (-0,06%).

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