Démarrage médiocre du marché automobile français en 2003

C'est sur une note décevante que s'ouvre l'année 2003 pour le marché automobile français. Les immatriculations de voitures neuves particulières s'inscrivent en recul de 8,8% par rapport au même mois de 2002. Comme l'ensemble de l'économie, le secteur automobile semble suspendu aux évolutions géopolitiques. Pour le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) qui publie ces chiffres, cette baisse du marché français intervient "dans un contexte très attentiste lié aux incertitudes actuelles sur les risques et les conséquences de la situation internationale". Soucieux de relativiser l'importance du recul du marché enregistré le mois dernier, le CCFA souligne également que la période de comparaison avait été le mois de janvier le plus élevé depuis plus de dix ans. Sur l'ensemble de 2002 cependant, le marché automobile français a reculé de 4,9%, sur fond de ralentissement de la croissance économique. Et pour cette année, les constructeurs tablent en général au mieux sur une stagnation du marché européen, sans écarter la possibilité d'une baisse.Les constructeurs français ont plus souffert que leurs concurrents étrangers le mois dernier. Conséquence, leur part de marché s'est nettement érodée, passant de 60,2% en janvier 2002 à 58,5% un an plus tard. La plus mauvaise performance revient à Renault, dont les ventes ont chuté de 14,9%. Les immatriculations de PSA Peugeot Citroën ont baissé quant a elles de 8,4%, un recul de 15,2% de Peugeot ayant été partiellement compensé par une hausse de 1,1% de Citroën. Le groupe a amélioré sa part de marché de 0,1 point à 33,9%. Les marques étrangères ont pour leur part mieux résisté et ce notamment en raison du bon comportement de Volkswagen. Les ventes du premier constructeur européen (marques VW, Audi, Seat, Skoda) sont restées stables, ce qui s'est traduit par une hausse de un point de sa part de marché en France à 10,8%. Les ventes de General Motors (Opel, Saab) ont reculé de 4,7% et celles de Ford (Ford, Jaguar, Volvo, Land Rover) de 4,3%. Mais celles de Fiat (Fiat, Alfa Romeo, Lancia) ont chuté de 25,9%. BMW (BMW, Mini) a baissé de 15,6% mais DaimlerChrysler (Mercedes, Smart et Chrysler) de 2% seulement. Une nouvelle fois, les marques japonaises se sont distinguées par leur dynamisme. Leurs ventes se sont accrues de 1,4%, grâce à la hausse de Nissan et à une progression plus modérée de Toyota, portant leur part de marché à 6,5% (+0,7%).

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