Eté mitigé pour la consommation des Français

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Dans la foulée du mois de juin (+0,8%, chiffre révisé en hausse), le mois de juillet a été plutôt encourageant sur le front de la consommation. Les dépenses des ménages en produits manufacturés ont en effet progressé de 1,1%, avec une mention particulière pour les dépenses en biens d'équipement du logement (+4,9%) et pour le textile-cuir (+2,3%), traduisant l'effet des soldes.Cette belle résistance a été néanmoins gâchée par un mois d'août très décevant. Les dépenses de consommation en produits manufacturés ont reculé de 2,7%. Une baisse qui a concerné tout à la fois les biens durables (automobiles, équipement du logement), le textile et les autres produits manufacturés. Ces chiffres démontrent d'une part la faiblesse persistante du secteur automobile - les dépenses des Français dans ce domaine ont été orientées à la baisse aussi bien en juillet (-1,4%) qu'en août (-0,3%) - et d'autre part, plus globalement, le manque de dynamisme de la demande dans un contexte économique encore lourd d'incertitudes en France. Sur un an, les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés s'affichent en retrait de 1,7%.Malgré la promesse d'une baisse d'impôt sur le revenu de 3%, le message économique du gouvernement a été considérablement troublé par d'autres annonces (hausse du gazole et du tabac par exemple) faisant craindre aux Français pour leur pouvoir d'achat, le tout sur fond de chômage en augmentation. Dans ces conditions, estime Laure Maillard de CDC-Ixis, "la consommation totale des Français devrait rester faible au troisième trimestre de cette année, après avoir marqué un déclin de 0,2% au deuxième trimestre". Tant qu'une véritable amélioration sur le front de l'emploi ne sera pas perceptible, il semble douteux que les ménages ouvrent largement leur porte-monnaie. Or pour l'instant, il semble que les entreprises soient plus absorbées par la nécessité de restaurer leur solidité financière et leurs profitabilité que par des projets d'investissements.

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