La France a détruit 9.000 emplois au deuxième trimestre

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La France confirme son incapacité actuelle à créer des emplois. Au deuxième trimestre, les entreprises privées ont détruit 9.000 emplois, soit un recul de 0,1% de l'emploi salarié dans l'Hexagone par rapport au premier trimestre. Sur un an, l'emploi salarié est stable. Ce chiffre est conforme à ce qu'attendait le consensus des économistes calculé par Bloomberg. Ces nouvelles destructions d'emplois, qui interviennent après les 48.100 suppressions du premier trimestre montrent le faible dynamisme actuel de l'économie française. Devant une demande intérieure atone et des exportations touchées par la hausse de l'euro, les chefs d'entreprise préfèrent ajuster leurs masses salariales.Ce raisonnement est d'ailleurs surtout vrai dans le secteur industriel. La faiblesse actuelle de la production industrielle française (lire ci-contre) contribue à des suppressions d'emplois massives. Au deuxième trimestre, le secteur manufacturier a détruit 25.100 emplois, ce qui représente une baisse de 2,8% de l'emploi salarié du secteur sur un an. Au premier trimestre, 29.800 emplois avaient déjà été détruits dans le secteur. Mais l'étude de l'INSEE sur l'emploi salarié n'est pas dénuée d'espoir. Le secteur tertiaire a ainsi recommencé à créer des emplois. Après avoir détruit 22.100 emplois au premier trimestre, les services en ont ainsi créé 9.800 entre avril et juin. Une hausse modeste qui n'efface pas le mauvais chiffre du début de l'année, mais qui montre que les entreprises de services ont cessé d'ajuster leurs effectifs. Reste à savoir s'il s'agit d'une simple pause ou d'une vraie reprise. Bonne nouvelle également du côté du secteur de la construction, qui a créé en trois mois 8.100 emplois. Du coup, Laure Maillard, économiste chez CDC-Ixis, estime que services et construction ont pu compenser en partie la baisse de l'activité industrielle française au deuxième trimestre. La croissance française pourrait donc être très légèrement positive au deuxième trimestre. Mais ces suppressions d'emplois dans l'industrie devraient se poursuivre. Or, comme elles sont généralement massives et très médiatisées, elles ont un impact particulièrement négatif sur le moral des ménages et donc sur la consommation. Tant qu'il durera donc, l'ajustement des effectifs dans l'industrie affaiblira l'économie.

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