La dégradation de l'emploi en France s'accélère

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Pas de répit sur le front du chômage. Le chômage a fortement progressé en septembre en France, +1% soit 25.300 demandeurs d'emplois supplémentaires à plus de 2,43 millions de personnes. Le taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT), calculé différemment, a augmenté de 0,1 point, pour s'établir à 9,7%, son plus haut niveau depuis avril 2000. Les premiers frémissements de reprise annoncés ici ou là ne font pas encore sentir leurs effets sur l'emploi. Selon les statistiques établies par le BIT, au cours du troisième trimestre, 44.000 chômeurs supplémentaires sont venus grossir les rangs des demandeurs d'emplois (163.000 sur un an). La dégradation du marché du travail au cours du troisième trimestre n'est pas vraiment une surprise tant l'activité en France n'a pas été très dynamique pendant la période concernée. En septembre, fin des cycles scolaires et universitaires obligent, la dégradation du marché du travail a eu pour principales victimes les jeunes. Le taux de chômage des moins de 25 ans atteint ainsi un niveau de 21,2 %, du jamais vu depuis août 1999.Pour Laure Maillard, économiste chez CDC-Ixis, "étant donnée la faible profitabilité des entreprises françaises, le marché du travail devrait continuer à se détériorer dans les mois à venir, avec un taux de chômage grimpant jusqu'à 10% au premier trimestre 2004".Un tel scénario fait évidemment peser un risque sur la consommation des Français. Il justifie également la prudence du gouvernement en matière de croissance pour l'an prochain. Le budget 2004 est construit sur l'hypothèse d'une hausse du produit intérieur brut de 1,7% l'an prochain, le Fonds monétaire international (FMI) table quant à lui sur une croissance de 2%. C'est dans ce contexte difficile pour l'emploi que le gouvernement travaille à une réforme de l'Agence nationale pour l'emploi (Anpe). Celle-ci pourrait perdre son monopole légale de placement des chômeurs. Cette réforme ne ferait que mettre la réalité en conformité avec la situation existante puisque d'ores et déjà l'Anpe n'est que la troisième voie d'accès des chômeurs à l'emploi, à égalité avec les agences d'intérim, et loin derrière les relations personnelles et les candidatures spontanées.

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