Coup d'arrêt à la dégradation du moral des industriels français

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Ni emballement, ni déprime exagérée. Le moral des industriels français s'est stabilisé au mois de mai comme en, témoigne l'enquête mensuelle de conjoncture réalisée par l'Insee. L'indicateur synthétique mesurant le climat des affaires ressort à 93, comme en avril. Pour les experts de l'Insee, "les réponses des chefs d'entreprise suggèrent un arrêt de la dégradation de la conjoncture industrielle. (...) Avec l'atténuation des incertitudes liées au conflit irakien, les perspectives générales de production se redressent".Cette stabilisation ne permet cependant pas de tabler sur un rapide retournement de conjoncture. D'autant que certains éléments de l'enquête laissent entier le risque d'une faiblesse persistante de l'activité. C'est notamment le cas des carnets de commandes globaux qui apparaissent moins garnis: Pour Laure Maillard, cela suggère que "la demande interne qui avait été relativement dynamique au premier trimestre (+0,7%) pourrait décélérer au deuxième trimestre". Les patrons se montrent d'ailleurs très circonspects: les perspectives personnelles de production reculent légèrement et demeurent donc inférieures à leur moyenne de long terme. Par ailleurs, Philippe Waechter, directeur des étuides économiques chezNatexis Asset Management, relève un deuxième facteur d'insuiétude avec "le net recul des anticipations sur les prix". Faible demande, pressions sur les prix: tout ce la n'est pas de bon augure pour les marges des entreprises. En plus de la faiblesse de la demande interne, les industriels ont un autre sujet de préoccupation: l'appréciation spectaculaire de l'euro ces dernières semaines qui pourrait peser sur les carnets de commandes étrangers. Cependant, cette envolée de l'euro à des niveaux historiques (1,1933 dollar mardi en séance) renforce la probabilité d'un assouplissement de la politique monétaire de la zone euro dès le 5 juin prochain dans la mesure où la hausse de l'euro permet de contenir l'inflation. Une baisse des taux d'intérêt insufflerait un nouveau souffle à une économie européenne en panne.

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