ABB recule sur des soupçons de corruption

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On connaissait les déboires judiciaires d'ABB concernant l'amiante (lire ci-contre). On pourrait bien désormais en connaître d'autres. Lundi soir en effet, la Security & Exchange Commission (SEC), le gendarme de la bourse new-yorkaise, a révélé certaines pratiques douteuses du groupe en Afrique. Des responsables locaux "d'un pays d'Afrique de l'Ouest" auraient en effet reçu des "paiements illicites" de la part de dirigeants de la filiale pétrochimique du groupe, OGP. Certes, la direction d'ABB s'est empressée de rassurer le marché. C'est d'ailleurs le groupe lui-même qui a rendu public les conclusions de la SEC. Et, dans un communiqué, ABB a précisé que " ni le département américain de la Justice ni la SEC n'ont informé le groupe d'éventuelles actions entreprises en raison de ces révélations". Une déclaration qui n'a pas réellement eu l'effet escompté, car elle ne signifie pas qu'OGP ou ABB ne seront pas poursuivis. Il faut bien avouer que le conglomérat joue décidément de malchance avec OGP. Il espère en effet vendre rapidement cette division pour réduire sa dette monstrueuse qui s'élève à plus de 8 milliards de dollars. Mais l'opération est bloquée par des retards liés à une décision de justice sur un accord amiable proposé par ABB au sujet de l'amiante. Pour le marché, une nouvelle plainte contre OGP repousserait encore sa vente et mettrait en péril l'ensemble du groupe. D'où la fébrilité du titre. Jeudi matin, celui-ci a perdu jusqu'à 8,8% avant de se reprendre un peu. En clôture, il décrochait cependant encore de 4,28% à 4,25 francs suisses. Mercredi, l'action avait déjà perdu 1,33%.

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