Bonne tenue de l'activité industrielle française en mars

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L'activité industrielle française a plutôt bien résisté au mois de mars, en dépit d'un contexte sérieusement alourdi par le conflit en Irak. Selon les chiffres publiés ce matin par l'Insee, la production manufacturière (hors énergie et produits agroalimentaires) a en effet augmenté de 0,6% en mars après 0,4% en février (révisé de +0,1 point). Les économistes tablaient en général sur un recul de l'ordre de 0,5%. En revanche, la production industrielle totale a reculé de 0,4%.Ce dernier chiffre s'explique par le fort repli, de 5,3%, de l'énergie, qui résulte tout naturellement d'un retour à la normale après une très forte progression de la consommation d'énergie due au froid des mois précédents.Au sein de la production manufacturière, ce sont les biens intermédiaires qui se sont le mieux comporté, avec une progression de 0,9%. Toutes ses composantes se sont inscrites en hausse, à l'exception des "produits de l'industrie textile", qui ont reculé de 1,5%. La plus forte avancée est à mettre au compte des "produits minéraux" (+2,4%), tandis que, à l'inverse, les "composants électriques et électroniques" demeurent stables. Bonne tenue, également, de l'industrie automobile, qui avec une hausse de 0,9%, réalise une performance honorable. Les biens d'équipement, pour leur part, progressent plus légèrement, de 0,3%, reflétant la timidité qui prévaut dans les entreprises en ce qui concerne les investissements.Les biens de consommation, en revanche, ont souffert au mois de mars, leur production reculant légèrement de 0,1%. Toutes les branches sont concernées par ce repli, sauf les "produits pharmaceutiques, de parfumerie et d'entretien", qui ont gagné 0,6%. Les "équipements du foyer" ont reculé de 0,8%, "l'imprimerie, édition" de 0,7% et "l'habillement, cuir" de 0,5%.Interrogé par Reuters, Marc Touati, économiste chez Natexis, estime que "les chiffres de mars montrent que l'économie française est sortie de la récession industrielle enregistrée aux troisième et quatrième trimestre 2002 et que la France se comporte mieux que ses voisins européens". Il n'en demeure pas moins que l'évolution de la production dans les mois à venir demeure suspendue à plusieurs inconnues, dont la reprise encore incertaine de l'économie américaine et la force de l'euro, qui handicape les entreprises européennes à l'exportation.

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