Les marchés avancent dans le sillage des soldats de la coalition

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Voila maintenant deux semaines que les marchés évoluent au gré des nouvelles en provenance de l'Irak. Lorsque les troupes de la coalition avancent, les marchés progressent, misant sur un règlement rapide du conflit. En revanche, lorsqu'elles sont stoppées par la résistance irakienne, l'optimisme des financiers retombe et les marchés repartent à la baisse. Le phénomène se vérifie une nouvelle fois ce mercredi.Confirmant la tendance donnée par Wall Street la veille, les places boursières retrouvent le moral. A l'image d'un Euro Stoxx 50 qui s'octroie 4,34%, tous les grands indices du Vieux continent - à l'exception du FTSE (+1,86%) - gagnent de 3 à 5% en fin d'après-midi. Le CAC avance notamment de 4,13% et le Dax de 4,96%. Les indices américains sont également dans le vert: le Nasdaq progresse de 3,35% et le Dow Jones de 2,56%, une heure après l'ouverture.Pour justifier ce retour à l'optimisme, les opérateurs évoquent des nouvelles du front plus favorables aux troupes de la coalition que celles des derniers jours, éloignant quelque peu l'idée d'un enlisement du conflit susceptible d'entraîner la première économie mondiale dans la récession. Malgré une résistance irakienne toujours vive, les soldats américains ont en effet lancé une offensive sur Kerbala et sont parvenus à encercler la ville. Celle-ci ne constituant plus un obstacle, les soldats ont pu reprendre leur marche sur Bagdad qui, selon le "Times", pourrait être atteinte dans deux jours.A cela s'ajoutent les rumeurs autour de la mort de Saddam Hussein, alors que le raïs irakien n'est pas apparu lui-même à la télévision mardi soir pour lire un message appelant à la guerre sainte.Les Bourses ne sont pas les seules à profiter du mouvement. A la faveur de ces informations et spéculations, le billet vert regagne un peu de terrain face à l'euro. La devise européenne est repassée sous la barre de 1,08 dollar et vaut 1,0762 dollar. A l'inverse, les cours du pétrole se détendent. Le baril de Brent pour livraison en mai perd 76 cents, à 25,60 dollars.Toutefois, ce sursaut est encore loin de constituer une tendance durable. Certains professionnels estiment en effet que la baisse des marchés n'est pas terminée et rappellent qu'il arrive d'observer des réactions à la hausse assez violentes dans des marchés baissiers.

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