"Perfect storm"

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Hier à Clermont Ferrand, Jean-Pierre Raffarin s'est donc fait l'écho d'une "rupture de croissance comme nous n'en avons jamais vue dans notre histoire récente". Ce n'était point là une de ses "raffarinades" : la formule prêtait d'autant moins à sourire qu'elle sonnait juste.L'Insee nous permet ce matin, avec son étude mensuelle sur le moral des ménages, de constater que les Français partagent l'avis de leur Premier ministre, pour qui la situation est évidemment "préoccupante". On sait depuis hier que le moral des industriels et des consommateurs de la zone euro est en chute libre : 97,8 en mars - l'indice vient d'enregistrer sa plus forte baisse depuis le 11 septembre 2001.La zone euro espère encore une croissance de 1% en 2003, mais cela "suppose le retour de la croissance au deuxième semestre," comme l'a rappelé hier le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Pedro Solbes. La France escompte toujours un peu mieux - 1,3% - mais la condition est la même.D'où la croissance pourrait-elle bien revenir ? A l'évidence, pas de la situation internationale. La guerre en Irak est partie pour durer. La vitesse à laquelle se répand la "pneumonie atypique" fait craindre une épidémie des temps moderne qui pourrait durablement "plomber" une partie de l'Asie. Et la locomotive de l'économie mondiale, les Etats-Unis, parait douter d'elle-même. L'indice des directeurs d'achat de Chicago s'est effondré si brutalement en mars que l'on peut craindre que l'industrie des Etats-Unis dans son ensemble ne soit en train de dérailler.A lire de tels chiffres, les marchés financiers ne sont pas près de croire à des lendemains qui chantent. Paris a perdu 4,2% hier, New York 1,1%. Ils voient s'approcher l'une de ce "tempêtes parfaites". Et semblent douter de plus en plus qu'ils parviendront à l'éviter.

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