Stabilité des prix à la consommation aux Etats-Unis

Les prix à la consommation ont peu progressé aux Etats-Unis le mois dernier, avec une légère hausse de 0,1% en décembre par rapport à novembre. L'indice de base (hors alimentation et énergie) a, lui aussi, augmenté de 0,1%, a annoncé jeudi le département du Travail. Témoignant d'une relative stabilité, ces chiffres sont en tout cas plus faibles que les prévisions du consensus Reuters, qui tablait sur une augmentation de 0,2% pour les deux indices.Sur l'année 2002, l'inflation ressort en hausse de 2,4%, la plus forte augmentation depuis 2000 (+3,4%). En revanche, hors énergie et alimentation, la hausse sur l'année ne ressort qu'à 1,9%, la plus faible augmentation depuis 1999 (+1,9% également). Plusieurs facteurs expliquent le ralentissement de l'inflation. Tout d'abord, pour le deuxième mois consécutif, la facture énergétique a diminué de 0,4%, en décembre.Ensuite, la décélération de l'indice des prix de base - + 0,1 %, soit moins que les 2,7 % de hausse enregistrés l'année précédente - s'explique par une baisse des prix de l'habillement et de l'automobile. "Les importants rabais consentis par les commerçants et les concessionnaires de voitures ont vraiment tiré l'indice vers le bas", observe l'analyste Sharon Stark, citée par Reuters. Certes, les prix du pétrole sont actuellement en train de grimper "mais la hausse ne se reflètera dans l'indice qu'au mois de janvier", précise Kurt Karl, autre expert interrogé par Reuters. "Cependant, gardons à l'esprit que, si l'on exclut l'alimentation et l'énergie, l'inflation ne progresse que de 1,9 % sur un an." Une inflation un peu en dessous de la moyenne, et des suppressions d'emplois moins rapides qu'on ne l'aurait cru - contrairement aux prévisions, les demandes d'allocation chômage, publiées aujourd'hui, ont baissé de 32.000 cette semaine : bref, tout conduit, selon Kurl Kart, à se satisfaire de "bons chiffres".Pour Carol Leahey, économiste chez Deutsche Bank Securities à New York, "ces chiffres vont satisfaire les marchés. On note un ralentissement de l'inflation dans tous les secteurs, y compris les biens médicaux où l'indice est pourtant le plus élevé (+ 0,3 %)". Mais attention, prévient l'analyste, "nous paierons la facture au mois de janvier... lorsque l'augmentation des prix du brut se répercutera sur les produits raffinés". Wall Street a ouvert en légère hausse, jeudi, les investisseurs ayant visiblement peu réagi à cette volée de statistiques.

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