L'envolée des prix du pétrole se poursuit

Les cours du pétrole restent orientés à la hausse. A Londres cet après-midi, le prix du baril de Brent a touché les 33,80 dollars avant de se replier quelque peu. Vers 17 heures 30, il valait 33,38 dollars, soit une hausse de 31 cents par rapport au cours de clôture d'hier soir. Le Brent évolue à son plus haut niveau depuis novembre 2000. A New York, c'est aussi l'effervescence: le prix du brut de référence (light sweet crude) pour livraison rapprochée en avril a brièvement touché les 40 dollars, atteignant ainsi son plus haut depuis octobre 1990, juste avant la guerre du Golfe, avant de se replier juste en dessous de ce seuil psychologique. Les déclarations volontairement apaisantes de l'Opep ne semblent avoir que peu d'effets sur un marché très nerveux alors que la marche vers un conflit avec l'Irak paraît inexorable. Le cartel des pays exportateurs de pétrole a assuré qu'il "n'utilisera pas le pétrole comme une arme" si une guerre devait éclater. Le secrétaire général de l'organisation, Alvaro Silva Calderon, a de surcroît affirmé que l'Opep qui dispose d'environ quatre millions de barils par jour (mb/j) de capacité de production non utilisée est disposée à "les mettre sur le marché si nécessaire". La perspective d'une guerre en Irak semble en tout cas se préciser chaque jour davantage, après le nouveau réquisitoire du président américain George W. Bush contre le président irakien Saddam Hussein, accusé d'être un obstacle aux progrès de la démocratie dans la région du Golfe.A la situation géopolique tendue, s'ajoutent des facteurs climatiques défavorables. La vague de froid qui sévit aux Etats-Unis a porté un sévère coup aux stocks américains d'essence et de fioul de chauffage. Le département de l'Energie (DoE) a annoncé hier que les stocks de fioul domestique pour le chauffage ont continué à baisser durant la semaine achevée le 21 février après la tempête de neige qui a paralysé le nord-est des Etats-Unis pendant plusieurs jours. Ces stocks ont reculé de 3,9 millions de barils (mb) à 36,1 mb par rapport à la semaine précédente. Les stocks de produits distillés, qui comprennent le fioul domestique et le gasoil, ont diminué de 4,5 mb à 99,1 mb et ceux d'essence ont baissé de 3,1 mb à 208,1 mb. C'est la première fois que les stocks de produits distillés se trouvent en-dessous du niveau de 100 mb depuis mai 2000.

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