Contrat de 300 millions d'euros en Inde pour Turbomeca

Parfait VRP, Jean-Pierre Raffarin commence à engranger les fruits de sa visite officielle en Inde. C'est en effet en présence du Premier ministre que vient d'être signé un contrat de 300 millions d'euros entre Turbomeca et Hindustan Aeronautics Ltd (HAL). La filiale française de Snecma va fournir plusieurs centaines de turbines destinées aux hélicoptères indiens contruits par HAL. "Une partie de ces moteurs seront co-développés et produits" en Inde a précisé Emeric D'Arcimoles, PDG de Turbomeca. La mise en oeuvre des trois contrats liés à ce projet s'étalera sur une dizaine d'années.Jean-Pierre Raffarin va tenter lors de ce voyage de débloquer un autre dossier, celui des 43 Airbus commandés en mars 2002 par Indian Airlines. Cette commande, de 2,2 milliards de dollars, attend encore le feu vert du gouvernement indien pour être concrétisée. New Delhi subirait de fortes pressions de Boeing et de responsables américains pour entraver cette vente d'A320. Ces difficultés ne découragent pas pour autant Jean-Pierre Raffarin. Outre ce contrat, le Premier ministre a également évoqué l'appel d'offres lancé par l'autre compagnie d'Etat indienne, Air India, qui souhaite acquérir 17 avions long courrier (10 immédiatement et 7 options) et 18 pour des trajets plus courts. L'A340 d'Airbus est dans ce cas en concurrence avec le gros bimoteur américain B777.A côté de l'aéronautique, le secteur de l'armement lorgne sur d'importants contrats potentiels. Ces affaires ne devraient cependant pas se conclure à l'occasion du premier voyage officiel hors d'Europe du Premier ministre français. La France souhaiterait ainsi convaincre l'Inde d'acheter six sous-marins Scorpène équipés de missiles Exocet SM 39, le tout pour quelque deux milliards d'euros. Pour sa part, Dassault, qui a déjà vendu son Mirage 2000 à l'Inde, rêve d'un méga-contrat portant sur plus d'une centaine d'avions de combat. Selon les experts, cette commande pourrait néanmoins être divisée entre plusieurs constructeurs.Toujours est-il que les entreprises françaises disposent d'une certaine marge de progression en Inde. Le Premier ministre a d'ailleurs regretté ce matin que les échanges économiques franco-indiens soient encore "trop modestes". Jean-Pierre Raffarin a notamment déploré que l'Inde n'exporte en France qu'"environ 1,5 milliard d'euros, soit un peu plus de 2% de ses exportations totales" et que la France ne participe, "avec un milliard d'euros, qu'à 1,5% des importations totales" de l'Inde. Pour ce qui est des investissements dans ce pays, la France ne pointe qu'au huitième rang avec 500 millions d'euros. Et si l'Union européenne représente un cinquième des importations indiennes, la France ne compte que pour 10% de cette part.

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