La justice américaine se penche sur l'achat de DirecTV par News Corp

 |  | 363 mots
Lecture 2 min.
Les nouvelles règles concernant la libéralisation des médias n'empêchent pas la justice américaine de veiller au respect de la concurrence. Pour preuve, le département américain de la Justice a demandé des précisions à Rupert Murdoch sur la prise de contrôle du bouquet de télévision par satellite DirecTV, une opération annoncée en avril dernier. Les autorités américaines n'ont pas donné de plus amples précisions sur la teneur des questions posées au magnat des médias.La démarche du département de la Justice n'a pas surpris les avocats du groupe à Washington. Même si les activités de News Corp ne chevauchent pas celles de DirecTV, ils pensent que les autorités chercheront à savoir si le groupe de Rupert Murdoch utilisera sa vaste batterie de programmes contre les concurrents de DirecTV, cablô-opérateurs et opérateurs satellites. Pourtant, News Corp a déjà essayé de devancer ces craintes. Le groupe a promis de donner accès aux concurrents de DirecTV, tels que EchoStar Communications, à des programmes clé comme le sport ou des chaînes de télévision locales. DirecTV est le premier bouquet satellitaire des Etats-Unis avec environ 11 millions d'abonnés. Pour News Corp, l'enquête ne devrait pas retarder la conclusion de l'opération prévue pour la fin de l'année ou pour le premier trimestre 2004. En avril dernier, après une longue bataille, News Corp avait enfin réussi à conclure le rachat de DirecTV. Il est donc prévu que le groupe reprenne 34% de la maison mère du bouquet satellitaire, Hughes Electronics (General Motors), pour 6,6 milliards de dollars. Cette dernière offre était intervenue après l'échec de la fusion de DirecTV avec EchoStar, une opération empêchée par les autorités anti-trust. Celles-ci craignaient que le nouveau groupe ainsi formé ne crée des positions anticoncurrentielles dans certaines zones. L'interdiction a donc permis à News Corp, qui caressait déjà le rêve en 2001 d'acquérir DirecTV pour entrer sur le marché de la télévision payante américaine, de revenir à la charge et d'emporter la mise.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :