Changement de direction chez Fiat Auto

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En fin d'après-midi, la direction du groupe Fiat a confirmé que Herbert Demel, ancien patron de la filiale brésilienne de Volkswagen, était nommé à la tête de Fiat Auto. L'homme prendra ses fonctions le 15 novembre prochain en remplacement de Giancarlo Boschetti qui a décidé de partir à la retraite. Agé de 49 ans, Herbert Demel est de nationalité autrichienne et est actuellement PDG de Magna Steyr, la filiale de l'équipementier canadien Magna International pour son pays d'origine. Cette nomination met fin à un suspense de plusieurs mois. D'autres noms avaient circulé pour prendre en charge la filiale la plus importante du groupe turinois, notamment celui de l'ancien PDG de Ford Europe, Martin Leach. Ce dernier était cependant bloqué par une clause de non-concurrence qui courrait toujours. La tâche de Herbert Demel ne sera pas simple. Avec 1,3 milliard d'euros de pertes en 2002, Fiat Auto est en effet la filiale qui pèse le plus lourd dans les comptes du groupe Fiat. Or, les parts de marché du constructeur italien sont en pleine déconfiture. Sur l'ensemble de l'Europe occidentale, elles ont reculé sur un an en août dernier de 0,9 point à 7,4%. Les ventes, elles, sont en baisse de 12,2% dans un marché en recul de 2,2% seulement. La situation est d'ailleurs particulièrement critique en Italie, un marché où Fiat était jadis dominant. En septembre, la part de marché du groupe était de 27,15%, soit 3,14 points de mois qu'un mois auparavant et 1 point de moins qu'un an plus tôt. Sur les neuf premiers mois de l'année, la part de marché est inférieure de deux points aux objectifs fixés par le groupe. Fiat Auto espère pourtant remonter la pente grâce au lancement de 20 nouveaux modèles dans les trois prochaines années. Un renouvellement de gamme dont le groupe attend beaucoup, tant il est vrai que la gamme du constructeur turinois avait vieilli et était devenue peu concurrentielle face aux automobiles françaises ou asiatiques, par exemple. Le changement de président est un message envoyé au marché. Herbert Demel avait en effet réussi à soutenir les positions de Volkswagen lors de la crise qui avait secoué le Brésil entre 1997 et 2002. En clôture, le titre Fiat gagnait 0,25% à 6,81 euros.

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