Corus déçoit sur ses perspectives

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Corus continue de décevoir. Le groupe anglo-néerlandais a certes annoncé une réduction de ses pertes au premier semestre de son exercice, mais le marché s'attendait à mieux. Sur les six premier mois de l'année, Corus accuse ainsi une perte nette de 125 millions de livres (environ 184 millions d'euros) contre un déficit net de 237 millions de livres un an auparavant. En termes opérationnels, la réduction est encore plus importante: la perte n'est plus que de 89 millions de livres contre 239 millions un an auparavant. Cette amélioration s'explique en grande partie par la hausse des prix de l'acier qui a permis au chiffre d'affaires de progresser de 11%, à 4,02 milliards de livres. Pour autant, les analystes s'attendaient à mieux. Le consensus de la perte nette réalisé par Bloomberg tablait ainsi sur -92 millions de livres. Ce n'est pourtant pas réellement sur ces résultats que Corus était attendu, mais plutôt sur ses perspectives. Or, de ce point de vue, la déception est également amère. Le nouveau président du groupe, le Français Philippe Varin, a ainsi indiqué que "mettre en place tous nos plans prendra du temps". "Entre temps, a-t-il ajouté, les difficiles conditions de marché limiteront dans un futur immédiat l'amélioration de nos résultats financiers". Un discours qui a fortement déçu les investisseurs. "Personne ne s'attendait à ce qu'ils présentent des résultats semestriels positifs, explique ainsi un trader néerlandais interrogé par Reuters, mais quelques investisseurs espéraient une vision plus positive de l'avenir". Résultat: le titre a perdu 13,64% à Amsterdam à 0,38 euro mercredi, et 14,17% à 25,75 pence à Londres. Philippe Varin, sur lequel beaucoup comptaient pour redresser la barre de ce géant de la métallurgie à la dérive, a donc encore du pain sur la planche. Il a néanmoins annoncé plusieurs décisions douloureuses pour parvenir enfin à dégager des bénéfices. Les activités britanniques du groupe vont ainsi être réorganisées autour de trois sites, comme cela avait été annoncé en avril dernier. Une réorganisation qui pourrait détruire 2.200 emplois outre-Manche et qui coûtera cher: 200 millions de livres. Philippe Varin a par ailleurs annoncé la vente de plusieurs unités pour lever 90 millions de livres nécessaires pour certains investissements. Enfin, Philippe Varin a confirmé que la branche aluminium de Corus ne devrait pas rester dans le giron du groupe.

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