Time Warner tire un trait sur l'époque AOL

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Du passé, faisons table rase. Et pour montrer sa détermination, rien de tel qu'une action symbolique. Telle est la stratégie entreprise par AOL Time Warner depuis quelques mois. Au programme : faire oublier le coûteux et contestable rapprochement avec AOL. Le groupe a donc décidé de changer de nom. A partir du 16 octobre, AOL Time Warner ne sera plus que Time Warner. A la Bourse de New York, le ticker redevient TWX, qui date de l'époque Time Warner, et qui vient remplacer AOL, adopté après l'annonce de la fusion en 2000. L'adresse du site Internet change aussi et efface le préfixe, tandis que la filiale Time Warner s'appelera désormais "Historic TW Inc.".Le groupe avait déjà évoqué l'idée d'un changement de nom cet été, et la décision vient donc d'être confirmée. Le géant des médias tourne ainsi définitivement la page Internet, même si pour l'instant il continue de se défendre de vouloir se désengager de cette activité. L'époque où c'est AOL qui mettait la main sur le groupe de médias à l'occasion d'une fusion géante est définitivement révolue...C'est donc l'ultime aveu qu'Internet n'a pas tenu ses promesses. Il faut dire qu'AOL a enchaîné les mésaventures. Subissant de plein fouet la baisse des recettes publicitaires, AOL a aussi dû faire face à une enquête de la SEC sur ses comptes. Face à l'éclatement de la bulle Internet, il a déprécié massivement ses actifs pour subir une perte de 100 milliards de dollars en 2002. Autant de coups qui ont mis AOL à terre, au point d'être un temps valorisé à zéro en 2002, et d'être tojours qualifié de boulet du groupe par les analystes.C'est pourquoi, depuis le début de l'année, AOL Time Warner tente la voie de la rédemption. Le groupe a commencé par remplacer ses dirigeants en début d'année. Peu à peu, les artisans de la fusion et les convaincus d'Internet ont dû céder à la place à la vieille garde de Time Warner. Au printemps, Steve Case, l'artisan de la fusion avec Time Warner, a cédé sa place à Dick Parsons, ex-numéro deux de Time Warner, au poste de PDG.En parallèle, les rumeurs continuer d'affluer sur la vente de Warner Music à EMI, même si Time Warner n'a jamais déclaré avoir de projet en ce sens. Les deux groupes seraient sur le point de trouver un accord, selon la presse américaine de lundi. Selon les négociations en cours, le groupe américain cèderait le contrôle de sa maison de disques à EMI, avec une contrepartie en cash d'un milliard de dollars. En plus de cette somme, EMI offrirait à l'Américain la possibilité de garder une participation de 20 à 25% dans l'entreprise issue de la transaction.

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