Gucci optimiste pour le reste de son exercice

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L'industrie du luxe semble vouloir retrouver l'optimisme. Après LVMH mardi, c'est Gucci ce mercredi qui se montre particulièrement positif sur l'avenir. Pourtant, les résultats du deuxième trimestre de son exercice, de mai à juillet, sont, de l'aveu même de son président Domenico de Sole, "décevants". Le bénéfice net de Gucci sur ces trois mois a en effet reculé de 47% sur un an à 22,7 millions d'euros. Un mauvais chiffre obtenu malgré une bonne résistance des ventes, qui affichent une progression annuelle de 1,1% à 583,7 millions d'euros, notamment grâce à la division Yves-Saint-Laurent (+5,5%). Ces résultats confirment donc bien le problème de rentabilité chez Gucci. Un problème d'ailleurs reconnu par la direction. Domenico de Sole a promis pour le reste de l'exercice "une discipline continue dans la gestion des coûts". Mais le groupe compte surtout sur une accélération des ventes pour retrouver des chiffres satisfaisants en termes de rentabilité sur le deuxième semestre. Et, de ce point de vue, le groupe italien se montre très confiant. "Les perspectives sont de nouveau très positives", a ainsi asséné Domenico de Sole. Et il a appuyé sa démonstration grâce aux chiffres des ventes enregistrées depuis le 1er août, début du troisième trimestre de son exercice. En deux mois et demi, Gucci "a connu une croissance de ses ventes de détail à taux de change constants de 20% aux Etats-Unis, de 14% au Japon, de 16% à Hong Kong et de 10% en Europe". Voilà qui tranche avec la baisse de 1,4% enregistrée au deuxième trimestre. Domenico de Sole pouvait donc se montrer rayonnant en promettant "des résultats remarquables aux troisième et quatrième trimestres de l'exercice du groupe". Une bonne nouvelle qui confirme le sentiment de rebond de l'industrie. Mais il reste cependant une épée de Damoclès d'importance sur les groupes de luxe: le recul du dollar face à l'euro, qui pourrait bien peser sur les comptes. A Amsterdam, le titre Gucci gagne 0,49% à 72,30 euros en fin de séance, tandis que PPR progresse de 1,82%, à 78,25 euros, à Paris.

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