Les résultats de Volkswagen chutent plus fortement que ceux de ses concurrents

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Volkswagen à la peine. Les résultats semestriels du premier constructeur automobile européen sont inférieurs aux attentes déjà pessimistes des analystes. Le groupe de Francfort a vu son résultat net chuter de presque 50% à 394 millions d'euros au premier semestre.Le chiffre d'affaires a baissé de 3,8% sur la période, à 42,4 milliards d'euros. La baisse des ventes est surtout concentrée sur la marque Volkswagen, dont le chiffre d'affaires chute de 8,8% à 22,1 milliards d'euros sur le semestre, alors que le ventes d'Audi ont progressé de 2,5% à 13,1 milliards d'euros. Mais surtout, la marge opérationnelle semestrielle de Volkswagen a chuté, passant 5,7% à 2,8%.Déjà peu reluisants dans l'absolu, ces résultats sont à comparer avec ceux de Renault et PSA publiés hier (lire ci-contre). Comme ses concurrents, Volkswagen subit les effets de l'appréciation de l'euro, qui plombe ses exportations, et la déprime du marché automobile européen, en baisse de 2,6% au cours des six premiers mois de l'année. Mais alors que le marché français a plus fortement reculé (-7,7%) que ses voisins européens, notamment l'Allemagne (-1,3%), Volkswagen chute plus lourdement que Renault et PSA. Ainsi, les chiffres d'affaires des constructeurs français ont bien resisté, Renault ne perdant "que" 2,4% à 17,7 milliards d'euros, et PSA enregistrant même une hausse de 1,4% à 27,8 milliards d'euros. En Europe, le constructeur allemand perd des parts de marché, à 17,7% des immatriculations semestrielles, contre 18,1% l'an passé, au profit de Renault, qui grimpe de 10,8% à 11,9%, et des marques japonaises et coréennes. De plus, les marges opérationnelles des constructeurs français n'ont baissé "que" de 160 et 150 points de base, à 3,2% et 3,7% de leurs chiffres d'affaires conte un repli de 290 points de base pour le groupe de Wolfsburg. La baisse de rentabilité opérationnelle est donc avant tout une mauvaise nouvelle pour Volkswagen, surtout qu'elle ne devrait pas s'améliorer au prochain semestre. Outre les mauvaises conditions de marché, le groupe devra effectivement supporter les coûts du renouvellement de sa gamme, et ceux de sa restructuration au Brésil, où le constructeur a dû renoncer à la suppression de 4.000 postes pour se conformer à des accords syndicaux. Pour 2003, Volkswagen prévoit désormais une "baisse significative" de son bénéfice opérationnel sur l'ensemble de l'année, alors qu'il évoquait simplement un recul par rapport à son bénéfice de 4,7 milliards en 2002. Malgré tout, le titre termine ce vendredi à 1,49% à 36,84 euros à la Bourse de Francfort.

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