Apple reste dans le rouge

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Pour le deuxième trimestre consécutif, Apple est dans le rouge. Une situation à mettre sur le compte de charges exceptionnelles et en raison d'une conjoncture déprimée. Au premier trimestre de son exercice 2002-2003 (clos fin décembre), le constructeur a subi une perte nette de 8 millions de dollars (2 cents par action). L'an passé à la même époque, le bénéfice était ressorti à 38 millions de dollars. Apple était tombé dans le rouge au dernier trimestre à hauteur de 45 millions de dollars (13 cents par action). Sur la période, les résultats ont en effet été grevés par une charge de restructuration après impôts de 17 millions de dollars et par d'autres charges exceptionnelles de 2 millions de dollars. Le groupe a dû assumer les coûts dus à la fermeture d'une usine de fabrication basée à Singapour. Sans ces éléments, le bénéfice trimestriel ressort à 3 cents par action. Sur cette base, le résultat est en ligne avec les attentes de Wall Street qui allaient de 1 à 5 cents par action. Les ventes restent en revanche déprimées même si elles correspondent aux faibles ambitions que s'était fixées Apple au dernier trimestre. Le chiffre d'affaires ressort à 1,47 milliard de dollars, légèrement au dessous des 1,49 milliard pronostiqué par Wall Street. Les ventes ont progressé de 2,08% par rapport au dernier trimestre, et de 7% par rapport à la même période en 2001. En revanche, la marge brute qui ressort à 27,6%, même si elle est supérieure à celle du précédent trimestre (26,4%), reste faible. Le groupe explique cette amélioration par une meilleure rotation des stocks. L'an passé à la même époque, la marge s'élevait à 30,7%. Le groupe dispose toujours de larges réserves de cash. Fred Anderson, directeur financier d'Apple, a également souligné que la compagnie avait pu accroître ses liquidités "au-delà de 4,4 milliards de dollars". Pour le trimestre en cours, Apple compte sur un chiffre d'affaires séquentiel à peu près équivalent à celui du dernier trimestre, "à contre courant de l'industrie dans la mesure où les ventes baissent traditionnellement", souligne Fred Anderson. En conséquence, le groupe s'attend cette fois à un léger bénéfice net sur la période. En milieu de journée à New York, le titre monte de 1,25% à 14,61 dollars.

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