Generali revient dans le vert et réduit ses dépréciations

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Generali sort la tête de l'eau. Au premier semestre 2003, l'assureur italien est parvenu à dégager un bénéfice net de 531 millions d'euros, bien au-delà non seulement du chiffre de la même période en 2002 (51 millions d'euros), mais aussi de la prévision moyenne des analystes calculée par Reuters (463,5 millions d'euros). Il est vrai que l'année 2002 avait été cauchemardesque pour Generali qui avait très fortement subi les contrecoups de la chute des marchés et avaient dû déprécier massivement ses actifs. Le groupe avait même dû présenter au second semestre ses premières pertes depuis les années 1970. Le trimestre a été marqué pour l'assureur par "une nette amélioration de la gestion technique aussi bien dans l'assurance-vie que dans l'assurance dommages". Autrement dit, le coeur de métier de l'entreprise s'est nettement amélioré. L'ensemble des activités d'assurance a ainsi dégagé un résultat net positif de 20,8 millions d'euros. Un an plus tôt, le groupe avait accusé une perte dans ce domaine de 287 millions d'euros. Les activités d'assurance-vie se sont notamment redressées avec un résultat technique de 135 millions d'euros, soit une hausse de 39% sur un an. Dans ce domaine, les contrats gagnés progressent de 5,6% par rapport à l'an dernier. Les activités non-vie ont elles connu une hausse de 27% de leur résultat technique. L'amélioration notable de ces résultats s'explique par deux facteurs principaux. D'abord, le plan de réduction des coûts entamé en 2002 commence à porter ses fruits. Le montant des dépenses sur les entrées de primes baisse ainsi de 0,4 point sur un an. Ce plan prévoit notamment la suppression de 5% des effectifs (soit 2.800 postes) et 617 millions d'économies. Mais l'autre facteur déterminant est la baisse notable des dépréciations d'actifs. L'amélioration de la situation sur les marchés a en effet permis à Generali de réduire ces dépréciations de 38% en un an. Le groupe a cependant passé 1,07 milliard d'euros de dépréciations dans ses comptes semestriels.Concernant le reste de l'année 2003, le groupe italien indique que ces bons résultats trimestriels lui permettent de confirmer ses objectifs de résultat pour la fin de l'année, soit un bénéfice net de 931 millions d'euros. Reste que pour tenir ses objectifs à l'horizon 2005, Generali devra aller plus loin. Selon Volker Kudszus, analyste chez WestLB interrogé par Bloomberg, "la croissance future de Generali ne pourra venir que d'acquisitions à l'étranger". En fin de séance à Milan, le titre Generali reculait de 1,63% à 20,50 euros.

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