Bruits d'OPA dans la high-tech médicale anglaise

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Le mouvement de concentration se poursuit dans le secteur britannique de la santé. Après le rachat d'Oxford Glycosciences par Celltech au printemps dernier, c'est Amersham qui a annoncé mercredi avoir reçu une offre de rachat. Le groupe n'a cependant pas voulu faire de commentaire sur le nom de l'éventuel repreneur. "Aucun accord n'a été scellé et une annonce complémentaire sera faite au moment approprié", précise le communiqué. Une discrétion qui n'en est pas vraiment une et qui a permis à la spéculation de se déchaîner. Après avoir atteint un plus haut depuis 17 mois et demi à 698,50 pence, le titre gagnait encore en fin de séance 16,41% à 642 pence.Amhersham est issu d'un laboratoire public privatisé dans les années 1980 et spécialisé dans les produits d'aide au diagnostic et à la recherche. Amersham développe notamment des activités d'imagerie médicale, dont la demande est en croissance constante. Ses produits de pointe le font parfois citer dans le secteur des biotechnologies, mais avec une différence notable: la rentabilité. Malgré une légère baisse, le groupe a réalisé un bénéfice imposable hors exceptionnels de 140 millions de livres, soit 16% de son chiffre d'affaires, au premier semestre. Et certaines de ses activités dégagent une marge opérationnelle de plus de 25%.Plusieurs prédateurs éventuels sont cités actuellement sur les marchés. Les deux plus sérieux candidats seraient le laboratoire suisse Roche et le spécialiste américain du matériel médical Johnson & Johnson. Roche serait en effet intéressé par les applications d'Amersham en termes de développements de protéines et d'anticorps. Le groupe de Bâle est de plus habitué aux acquisitions, notamment après celle de la biotech américaine Genenetech. "L'acquisition fait sens dans les deux cas", estime ainsi Navid Malik, analyste chez William de Broe, interrogé par Reuters. D'autres noms circulent cependant, notamment ceux de General Electric et Siemens, mais aussi celui du laboratoire britannique Abbott. L'hypothèse d'un rachat par le laboratoire anglais Shire Pharmaceuticals a été évoquée, mais les analystes estiment qu'elle est peu probable. Certes, Shire dispose d'un milliard de livres de cash disponible et il s'est dit ouvert à des acquisitions. Mais plusieurs obstacles s'opposent à une telle opération. D'abord, la capitalisation d'Amersham est désormais de 4,7 milliards de livres (7,8 milliards d'euros). On est donc bien loin du cash disponible de Shire et même de la capitalisation de ce dernier (à peine 2,3 milliards de livres). De plus, un tel rachat marginaliserait l'activité purement pharmaceutique de Shire, ce qui laisse perplexes certains analystes.

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