Forte progression du commerce électronique français

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L'e-commerce se porte bien. C'est ce que veut faire comprendre l'Association pour le commerce et les services en ligne (l'ACSEL), avec la publication de ses chiffres pour le troisième trimestre 2003. La période juillet-septembre a été particulièrement favorable au commerce en ligne, puisque le chiffre d'affaires cumulé des sites membres de l'ACSEL a augmenté de 56% à 385 millions d'euros. L'étude comptabilise uniquement le revenu de 17 des membres de l'ACSEL, parmi lesquels Alapage, Voyages-sncf.com, Fnac.com, Lastminute, CDiscount, etc...En 2002, l'étude fait remarquer que les achats avaient augmenté de 60%. Le nombre de transactions du troisième trimestre a augmenté de 64% à 6,65 millions. La progression est de 73% sur 9 mois, un chiffre en nette accélération puisque les transactions avaient enregistré une croissance de 47% en 2002. En 2003, l'e-commerce devrait générer entre 4 et 5 milliards d'euros de ventes, selon l'ACSEL. Cettre prévision inclut l'ensemble des sites d'e-commerce, les membres de l'association ne pesant que la moitié des transactions françaises.L'étude fait également ressortir des changements dans la consommation. Le commerce en ligne n'est plus l'apanage de quelques initiés mais peu à peu tous les internautes s'y mettent. Ils étaient 31,4% l'an passé à acheter en ligne: ils sont 39% cette année. L'acte d'achat en ligne se féminise aussi, tandis que la confiance s'installe. Presque 11% de non-acheteurs pourraient bientôt se convertir, selon l'étude. En corrélation à l'arrivée progressive des femmes sur le Web, on assiste au décollage d'autres secteurs d'activité. Il s'agit, selon le moteur de comparaison Kelkoo, de la mode, des loisirs, de l'équipement de la maison, du jardinage, de l'électro-ménager et des produits alimentaires. Jusque là, l'e-commerce était surtout le fait des voyages, de la high-tech et des produits culturels. Mais si le commerce en ligne progresse, cela peut aussi être au détriment d'autres canaux de distribution. C'est notamment le cas du voyage, qui fait flores sur le Web, mais qui pénalise les agences de voyage. Par ailleurs, une partie des transactions sont uniquement le fait d'un transfert de clients pour une enseigne ayant plusieurs canaux de distributions (centres d'appel, correspondance, magasins physiques).Par exemple, le site de La Redoute devrait voir ses ventes doubler en 2003. Au total, le chiffre d'affaires du site représente 15% du revenu total du groupe, dont 13% pour la France. Fnac.com a enregistré une hausse de l'activité de 40% au premier semestre, de 48,6% au troisième, un mouvement qui devrait encore s'accélérer en fin d'année.

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