Les inquiétudes refont surface à l'égard de Rhodia

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L'embellie boursière aura été de courte durée pour Rhodia. Le changement de direction et le plan de relance annoncés vendredi (voir ci-contre) n'auront pas soutenu le titre plus d'une séance. Ce mardi, il repart brutalement à la baisse, enregistrant un plongeon de 6,64%, à 5,06 euros, à la clôture.Passée la satisfaction du "changement de cap" évoqué par le communiqué de la société, les investisseurs s'inquiètent de nouveau des perspectives du groupe. Des inquiétudes mises en relief par Standard & Poor's (S&P), qui a dégradé de "BB+" à "BB-" la note à long terme du groupe de chimie. Les notes de la dette senior et de la dette subordonnée ont également été retouchées, passant respectivement de "B+" à "B" et de "BB" à "BB-". Seule la note à court terme a été maintenue à "B"."Alors que S&P s'attendait à une amélioration des performances de Rhodia en 2003, celles-ci se sont détériorées, en partant d'un niveau déjà faible à la fin de l'année 2002", écrit l'agence de notation pour justifier sa décision. Dans ces conditions, S&P n'exclut pas une crise de liquidité. "Rhodia prévoit par ailleurs un baisse aigue de son Ebitda au cours du troisième trimestre, ce qui pourrait poser un problème de liquidité. Les conventions financières passées par Rhodia risquent d'être dénoncées lorsque les résultats de l'exercice 2003 seront connus et conduire au remboursement d'une dette de 1 milliard d'euros, alors que les disponibilités liquides et quasi liquides du groupe n'atteindraient pas 700 millions d'euros", explique l'analyste de S&P. Le groupe a pourtant décidé de réagir pour faire face à la situation. A l'occasion de l'annonce du départ de l'ancien PDG Jean-Pierre Tirouflet, Rhodia a précisé vouloir "une simplification des processus de fonctionnement" entraînant "des économies supplémentaires de plus de 150 millions d'euros ayant plein effet en 2006", ainsi que des désinvestissements "avec un objectif d'au moins 600 millions d'euros de produits de cessions d'ici la fin de l'année 2004".Mais là encore, S&P n'est pas totalement convaincu. Si ces cessions vont alléger la dette, elles vont aussi, aux yeux de l'analyste de l'agence, rétrécir la base de revenus du groupe.

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