Axa émet des convertibles pour s'offrir l'américain Mony

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Axa s'implante un peu plus aux Etats-Unis. L'assureur français a annoncé hier soir l'acquisition du groupe américain Mony, spécialisé dans les produits d'assurance-vie. Le nouveau groupe devrait être le numéro un du marché vie outre-Atlantique en termes de primes reçues. L'opération s'est faite à un coût relativement intéressant pour le Français, qui ne propose qu'une prime de 5,7% par rapport au cours de clôture de Mony mercredi, soit 31 dollars par action. En tout, le groupe devra débourser 1,5 milliard de dollars. Avec cette opération, Axa prend à contre-pied ses concurrents européens qui sont de plus en plus tentés de quitter le marché américain. Ainsi, au printemps dernier, le suisse Zurich avait cédé sa filiale vie américaine à Bank One. Le groupe français souligne cependant la complémentarité des activités américaines d'Axa et de Mony. Selon Christopher Condron, le PDG de la filiale nord-américaine d'Axa, Axa Financial, "cette transaction augmentera notre réseau de distribution de presque 25%, ce qui nous permettra d'être présent dans de nouvelles zones géographiques à fort potentiel". Pour financer cette acquisition, Axa a fait le choix de l'augmentation de capital, via l'émission d'obligations convertibles. Le montant global de cette émission est de 1,4 milliard d'euros (1,59 milliard de dollars). Ces bons pourront être changés en actions nouvelles une fois l'opération achevée, c'est-à-dire, d'après Axa, aux alentours de mars 2004. Si l'acquisition n'est pas réalisée in fine (ce que Axa juge "improbable", l'achat étant accepté par Mony et le passage devant les autorités de la concurrence ne devant pas présenter de problèmes), les détenteurs de ces bons seront remboursés en numéraire avec un intérêt correspondant au taux Euribor. Le groupe limite ainsi les risques liés à l'opération. D'autant que ses deux premiers actionnaires, Mutuelles Axa et Finaxa, se sont engagées à acquérir 25% des obligations émises et donc de la future augmentation de capital. Le reste de l'émission (1,1 milliard d'euros) est garanti par UBS à hauteur de 75% et par BNP Paribas à hauteur de 25%. Dans l'immédiat, les opérateurs saluent cette acquisition sans se soucier du risque de dilution future sur le titre. L'action gagne ainsi 1,99% à 16,94 euros en fin de journée.

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