L'Etat néerlandais prépare sa sortie de KPN

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Petit à petit, les états sortent du capital des opérateurs télécoms. Ainsi, l'Etat néerlandais a annoncé avoir cédé 12% de l'opérateur télécoms KPN ramenant sa participation à 19,3%. Le bloc de 300 millions de titres devrait vendu entre 6,75 et 6,80 euros par action et pourrait rapporter jusqu'à 2,04 milliards d'euros, selon des sources citées par l'agence Reuters. C'est la banque d'affaires Citigroup Global Markets, qui est chargée de l'opération. L'Etat a précisé en revanche qu'il conservait ses "golden share".Le gouvernement néerlandais pourrait ne pas s'en tenir là. "Il n'y a pas de raison que le gouvernement reste un actionnaire minoritaire dans KPN. Nous pourrions céder encore plus dans le futur", a déclaré un porte-parole du ministère des finances. Récemment, les craintes que l'Etat néerlandais ne cède en masse sa participation pour renflouer ses caisses ont pesé sur le cours de l'opérateur. Pour l'instant, l'Etat s'est engagé auprès de Citigroup à ne vendre aucune action ordinaire supplémentaire dans un délai de 365 jours.En Europe, les Etats se sont peu à peu désengagés des anciens monopoles de télécommunication. Dans le cas de Telecom Italia, de Telefonica et de BT Group, les Etats ne disposent plus d'aucune participation. Désormais, la France avec 58% de France Télécom et l'Allemagne avec 43% en tout du capital de Deutsche Telekom commencent à faire figure d'exception. Mais la situation n'est pas définitive. Le gouvernement français est en passe de faire voter une loi autorisant l'Etat à descendre sous la barre des 50% dans l'opérateur public. Outre-Rhin, au mois d'août, KfW, la banque publique allemande a lancé une émission d'obligations convertibles record de 4,5 milliards d'euros, ce qui ramènera à terme sa participation de 12% à 6,2%. A la Bourse d'Amsterdam, le titre cède 2,67% à 6,57 euros en fin de journée.

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