Deutsche Telekom met la main sur PTC

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C'est la fin d'une longue bataille juridique. Dans un communiqué, Deutsche Telekom a annoncé avoir trouvé un accord avec Vivendi, Elektrim et Ymer Finance en vue d'acquérir les 51% de Polska Telefonya Cyfrowa (PTC). Le projet devra être entériné par chacune des parties avant le 19 septembre.Alors qu'il avait annoncé en août (voir ci-contre) offrir 1 milliard d'euros, c'est finalement 1,1 milliard d'euros que va débourser l'opérateur allemand. Une somme qui sera répartie de la façon suivante: "691 millions d'euros à Vivendi Universal, 400 millions à Elektrim et 9 millions à Ymer Finance", précise le communiqué.Avec cette acquisition, Deutsche Telekom va prendre le contrôle de l'un des opérateurs les plus prometteurs du continent. PTC, qui compte 5,6 millions d'abonnés, a réalisé l'an passé un bénéfice net de 90 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros. Surtout, cette acquisition va permettre à Deutsche Telekom de faire face plus activement à France Télécom, lui-aussi présent en Pologne via ses 47,5% de TPSA.Si l'opération a donc du sens, elle avait néanmoins surpris le marché lorsque Deutsche Telekom avait annoncé son projet en août. Car il avait depuis quelques mois donné la priorité au désendettement. Mais l'avance prise dans ce domaine a semble-t-il incité l'Allemand à faire une exception. De fait, il avait déjà ramené sa dette à 53 milliards d'euros à fin juin, alors qu'il vise une fourchette de 49,5-52,3 milliards pour la fin de l'année. Un objectif qui reste "valable et inchangé" pour Deutsche Telekom.Côté Vivendi, enfin, la proposition de Deutsche Telekom offre une porte de sortie alors que les trois actionnaires étaient empêtrés dans une bataille juridique depuis que Deutsche Telekom avait tenté de s'opposer à l'entrée du Français au capital de PTC en 1999. Qui plus est, sans être déterminante, cette vente va apporter un peu d'air frais à Vivendi dont l'objectif principal est également le désendettement. Reste tout de même que l'aventure polonaise n'aura guère été fructueuse. Vivendi, qui va récupérer 691 millions d'euros, avait à l'origine investi 1,2 milliard.

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