NEC change de président et attend une amélioration des bénéfices

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Premier équipementier télécoms japonais, NEC va se doter d'un nouveau président. Koji Nishigaki, qui s'apprête à tirer sa révérence en raison de problèmes de santé, a profité d'une conférence de presse pour faire un point sur la situation de NEC qui vient de traverser deux années marquées par le marasme dans la high-tech et dans les télécoms. Koji Nishigaki table notamment sur une amélioration des résultats du groupe pour l'année 2003-2004."Je pense que nous avons assez restructuré et renforcé nos activités pour renouer avec les profits dans le contexte actuel", a-t-il expliqué. "Si les conditions ne se détériorent pas, je pense que nous dégagerons des bénéfices d'exploitation plus importants au cours de la prochaine année fiscale". Après avoir publié une perte d'exploitation de 55,5 milliards de yens (440 millions d'euros) sur la dernière année fiscale (close le 31 mars 2001), le groupe attend pour l'exercice clos le 31 mars prochain un résultat d'exploitation de 100 milliards de yens (790 millions d'euros).Le groupe compte notamment sur la croissance de son activité de services. C'est la raison pour laquelle il a annoncé le mois dernier un accord avec le géant de l'informatique Hewlett-Packard. S'inspirant du modèle d'IBM, les deux groupes tentent ainsi de développer cette source de revenus, devenue indispensable aux constructeurs informatiques. Les services génèrent en effet plus de bénéfices que la fabrication de simples machines, une industrie qui s'est standardisée.En tout cas, le retour de NEC aux profits sera désormais conduit par un vétéran de la société Akinou Kanasugi. Ce dernier a en effet passé 35 ans au sein de la division systèmes informatiques. Koji Nishigaki met donc fin à un mandat de quatre ans. Au cours de cette période, le groupe, à l'instar d'autres conglomérats japonais, a enregistré les plus grosses pertes de son histoire, avec un déficit de 312 milliards de yens au dernier exercice (2,48 milliards d'euros). Face à la crise des télécoms et de l'informatique, Koji a engagé un vaste plan de restructuration, qui a conduit à la suppression de milliers d'emplois, à la fermeture de plusieurs usines, à la délocalisation de la production et à la conclusion d'alliance dans le domaine des semi-conducteurs. Un plan qui a suscité les félicitations de la part des analystes, mais qui a pu paraître assez corrosif au regard du consensus cuturel japonais.

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