La ville de Hambourg s'associe à Tchibo pour reprendre Beiersdorf

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La ville de Hambourg ne veut pas perdre Beiersdorf. Et pour cela, elle est prête à y mettre le prix. La deuxième ville d'Allemagne va en effet s'allier au détaillant de café Tchibo pour proposer une offre de reprise concernant la participation d'Allianz dans la société de cosmétique allemande. L'information, révélée par le Wall Street Journal ce matin, a été confirmée dans l'après-midi par des sources proches du dossier citées par des agences de presse.Selon l'AFP, un consortium regroupant Joachim Herz, membre de la famille propriétaire de Tchibo, et la banque publique de la Ville-Etat de Hambourg HSH-NordBank, devrait s'allier à Tchibo pour le rachat des 43,9% du capital de Beiersdorf détenu par Allianz. Un scénario qui confirmerait les informations du Wall Street Journal qui croyait savoir que Tchibo se porterait acquéreur de 20% supplémentaire du capital de Beiersdorf, tandis que le consortium prendrait les 23,9% restant.Vendredi dernier, Tchibo a laissé entendre qu'il était intéressé par le fabricant de la célèbre crème Nivea. Une offre devrait être lancée avant la fin de l'année (lire ci-contre). Selon le Wall Street Journal, le prix proposé serait la moyenne du prix de l'action sur le marché au cours des douze derniers mois, soit 107 euros. Un prix qui est légèrement inférieur au prix du marché, mais qui valoriserait la participation d'Allianz à 3,5 milliards d'euros.Reste cependant à savoir si ce prix modéré conviendra à l'assureur et si d'autres sociétés intéressées comme Unilever, L'Oréal et surtout Procter & Gamble, proposeront un prix supérieur. Mais selon une source bancaire citée par Reuters, ce prix de 107 euros, serait "très improbable". Selon elle, Allianz ne pourrait pas vendre sous 120 euros, ce qui ferait débourser aux candidats plus de 4,2 milliards d'euros.Pour conserver les revenus et les emplois liés à la présence de Beiersdorf, Hambourg pourrait ainsi débourser jusqu'à un milliard d'euros. L'affaire ferait l'unanimité dans la ville hanséatique. Le président de la Commission du budget du Sénat de la Ville-Etat, Werner Dobritz, par ailleurs membre de l'opposition locale, a appuyé une telle initiative "si elle ne met pas en danger les finances de la ville". Dans un communiqué, ce même Sénat de Hambourg a indiqué qu'il "souhaite vivement que Beiersdorf reste une société autonome, cotée en Bourse et basée à Hambourg". Et le gouvernement local a ajouté qu'il "fera tout son possible" pour que Beiersdorf reste à Hambourg.A Francfort, après la confirmation de l'action de Tchibo et du consortium, on semblait moins tabler sur une contre OPA. L'action Beiersdorf progressait ainsi en fin d'après-midi de 0,90% à 109,21 euros. A la mi-séance, la progression atteignait près de 1,8%.

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