Le directeur général de Statoil démissionne

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Les têtes tombent chez Statoil. Le directeur général de la compagnie pétrolière norvégienne, Olav Fjell, 52 ans, a annoncé mardi qu'il quittait immédiatement ses fonctions. C'est le troisième responsable du management de la compagnie à quitter ses fonctions en deux semaines. Dimanche, le président du conseil d'administration Leif Terje Loeddesoel avait également annoncé son départ, suivant en cela le directeur de l'exploration qui avait démissionné dès le 12 septembre. Les difficultés de Statoil, encore détenu à 82% par l'Etat norvégien, ont commencé le 11 septembre dernier lorsque la police a perquisitionné le siège social du groupe à Stavanger, dans l'ouest du pays. La justice s'interroge sur les modalités d'un contrat de gaz obtenu en Iran. Le groupe aurait, à cette occasion, versé une commission de 16 millions de dollars à une entreprise de consultants basée à Londres et suspectée d'avoir des liens avec le gouvernement de Téhéran. Il est vrai qu'un de ses consultants, Mehdi Hashemi Rafsandjani, fils de l'ancien président iranien, dirige une filiale de la compagnie nationale iranienne du pétrole. Cette commission n'aurait alors été qu'un pot-de-vin versé à des personnalités iraniennes influentes.Le groupe, qui est le deuxième d'Europe du nord en termes de chiffre d'affaires, derrière Nokia, a donc le couteau sous la gorge. Il se devait donc de donner des gages... et des têtes. Le conseil d'administration de cette nuit aura donc été houleux, durant huit heures et demi. "C'est un triste jour pour le groupe", s'est désolé le directeur général par intérim Inge Hansen. Le choix du conseil d'administration a été pris pour "normaliser la situation autour de la compagnie", a-t-il ajouté avant d'inviter chacun "à travailler dur" pour redresser la barre. Il n'en reste pas moins que l'on ignore si de nouveaux événements ont précipité cette vague de départ. Cette décision intervient alors que le monde des compagnies pétrolières est secoué par des demandes de plus en plus insistantes de la part des investisseurs. George Soros, par exemple, avait demandé la publicité des commissions versées à certains pays comme le Nigeria ou l'Angola.En attendant, l'action perdait 0,79% en fin de séance, à 62,75 couronnes norvégiennes.

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