Le CAC afinit l'année 2003 au plus haut

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La Bourse de Paris termine l'année en beauté. Sur un plus haut annuel. Dans l'après-midi, le CAC 40 est monté jusqu'à 3.566,76 points. A la clôture, l'indice s'inscrit à 3.557,90 points, en hausse de 0,81%. En 2003, le CAC 40 aura donc progressé de 16,12%. De quoi remonter le moral après deux années de fortes baisses en 2001 et 2002, avec une perte cumulée de plus de 50%. Les autres marchés européens ont également très bien performés. A Londres, le Footsie gagne 13,6%. A Francfort, le Dax termine l'année sur un gain appréciable de 37,07%. A Madrid, l'Ibex prend 28,16%.La reprise économique, l'amélioration des comptes des entreprises, après de gros efforts en matière de réduction des coûts et de désendettement, et le retour progressif de la confiance sont à l'origine de ce redressement. La guerre en Irak et l'épidémie de Sras en Asie, qui, un temps, ont fait craindre le pire, n'ont fait que ralentir un mouvement engagé en fin d'année 2002. Même l'envolée fulgurante de l'euro n'a pas empêché la Bourse de Paris de terminer à ses plus hauts annuels. D'ailleurs, aujourd'hui, la monnaie européenne est passée pour la première fois de son existence au-dessus de 1,26 dollar.Côté palmarès, les vedettes de l'année sont sans conteste les valeurs technologiques. Meilleure performance du SRD, Oberthur Card Systems bondit de 176%. Le fabricant de cartes à puces est redevenu rentable, profitant notamment d'une forte demande de cartes SIM pour téléphones mobiles. Autre succès, et il est symbolique, celui d'Alcatel. Le titre de l'équipementier en télécoms s'envole de 144%. L'activité n'a pas encore réellement redémarré, mais le groupe présidé par Serge Tchuruk recueille les fruits de ses efforts de restructuration. Efforts violents mais payants. Alcatel devrait dégager un bénéfice d'exploitation en 2003. Coté déception, deux catégories de titres. Ceux jugés trop défensifs, comme L'Oréal, bonnet d'âne du Cac 40 avec une baisse de 10%. Et puis surtout, les valeurs en détresse, celles qui ont échappé au pire. Trois exemples flagrants : Scor (-74%), Alstom (-73%) et Rhodia (-55%).Quant à la séance d'aujourd'hui, elle s'est animée après la publication des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis, en baisse de 339.000 contre 350.000 attendus. Il s'agit du meilleur chiffre depuis janvier 2001. Les indices réagissent calmement. Le Dow Jones monte de 0,03%tandis que le Nasdaq cède 0,66%. En France, selon le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d'emplois a baissé de 0,2% en novembre par rapport au mois précédent. Le taux s'établit à 9,6%, en recul de 0,1 point.Sans surprise, l'actualité a été très calme aujourd'hui. Eurotunnel va émettre 183,1 millions d'actions nouvelles pour rembourser ses obligations remboursables en unités (ORU) encore en circulation. Ces ORU ont été remboursées sur la base de 1,01 action nouvelle. L'opérateur du tunnel sous la Manche avait émis, en 1998, 645 millions d'ORU à échéance décembre 2003. Le marché semble apprécier. Le titre monte de 5,77% à 55 centimes. Ubisoft gagne 2,52% à 22,36 euros. Après un démarrage poussif, les ventes de l'éditeur de jeux vidéo seraient montées en puissance pour Noël.Les Echos reviennent sur la prochaine obligation, d'ici à 60 jours, pour France Télécom, d'abaisser les tarifs de sa base d'annuaire. Selon des sources industrielles, l'opérateur diviserait par dix ses prix, sur injonction de la part de l'Autorité de régulation des télécoms (ART). Le titre prend 1,3% à 22,66 euros.Casino étudierait la possibilité d'introduire sa filiale Cdiscount en Bourse, numéro un français du commerce électronique. Cdiscount est filiale à hauteur de 51% du groupe de distribution, 40% du capital appartenant à la famille Charle, fondatrice du site. Les 9% restants sont aux mains de Rallye, maison-mère de Casino. En 2002, le chiffre d'affaires s'est établi à 128,7 millions d'euros, pour 0,73 million de résultat. L'action Casino monte de 2,12% à 77,10 euros. Dans le secteur, Carrefour progresse de 1,92% à 43,52 euros. Les valeurs bénéficient notamment de l'annonce de ventes record de la part de la filiale anglaise de Wal-Mart, Asda, deuxième chaîne de distribution du Royaume-Uni, pour les sept jours précédant Noël.Olivier Pinaud Copyright Investir

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