"Année terrible" pour Club Méditerranée

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Année décidément bien difficile pour Club Méditerranée. Le spécialiste du tourisme français a présenté lundi matin des chiffres annuels inférieurs aux attentes du marché. Pour les douze mois de son exercice clos au 30 octobre, Club Med affiche une perte nette de 94 millions d'euros (contre 62 millions d'euros en 2002) pour un chiffre d'affaires en recul de 3,5% à 1,61 milliard d'euros. Le consensus Reuters prévoyait une perte nette de 79,4 millions d'euros. L'ampleur de la perte nette s'explique d'abord, comme le précise le communiqué du groupe, par une perte sur éléments exceptionnels de 56 millions d'euros "liée à l'élimination des principaux foyers de pertes" et à "la restructuration du parc de villages dans le cadre de sa montée en gamme". Sur le plan purement opérationnel, néanmoins, Club Méditerranée a également déçu avec une perte de 6 millions d'euros contre -5,5 millions d'euros attendus par le consensus Reuters. Pour le directeur financier du groupe, Michel Wolfovski, l'année 2003 a été "terrible". Dans un contexte difficile marqué par la menace terroriste, la guerre en Irak et le SRAS en Asie, Club Med a sauvé les meubles et, selon lui, a fait preuve d'une "bonne résistance". A cet égard, il ajoute que "la seule promesse faite par le Club, un free cash-flow positif, a été tenue". Et de belle façon, puisque le groupe est parvenu sur son exercice 2002/2003 à dégager 42 millions d'euros de liquidités disponibles. L'an passé, le free cash-flow était négatif de 12 millions d'euros. Club Med continue donc d'être en perte, mais son bilan est plus sain (la dette nette a ainsi baissé de 8% à 389 millions d'euros). Et le groupe est ainsi mieux armé pour aborder une possible reprise du secteur. Reprise qui se fait déjà sentir sur les chiffres des réservations. Le cumul de ces dernières au 8 décembre est ainsi en hausse de 1,7% par rapport à l'an passé. Un chiffre modeste, mais qui exprime déjà "un rattrapage par rapport à la période marquée par l'attentat de Bali". Selon le Club, "ce premier rattrapage devrait être suivi par ceux liés à la guerre irakienne et au SRAS". En clôture, le titre a progressé de 0,83%.

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