La prudence de Credit Suisse ne plaît pas au marché

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Credit Suisse retrouve la rentabilité. Sur le troisième trimestre de l'exercice 2003, la deuxième banque suisse affiche ainsi un bénéfice net de 2,05 milliards de francs suisses. Ce chiffre est supérieur au consensus Reuters qui tablait sur 1,99 milliard de francs suisses. Un an auparavant, le groupe avait dû accuser une perte nette de 2,15 milliards de francs suisses. Le redressement est également spectaculaire en termes séquentiels puisque lors du deuxième trimestre 2003, Credit Suisse avait présenté un résultat net de 1,35 milliards de francs suisses. La banque semble donc définitivement sortie du cauchemar de l'an passé. L'enthousiasme n'est pourtant pas de mise. Car cette remontée spectaculaire est en grande partie due à l'intégration dans les comptes de la vente de la compagnie d'assurance Winterthur pour 1,6 milliard de francs suisses. Une vente qui représente quasiment l'intégralité du bénéfice net de la filiale CSFS (Credit Suisse Financial Services). Parallèlement, la filiale Credit Suisse First Boston, qui regroupe les activités de banque de détail, de banque privée et de gestion d'actifs, a montré un bénéfice net de 308 millions de francs suisses. L'an dernier sur la même période, CSFB avait connu une perte de 668 millions de francs suisses. Mais c'est moins qu'au deuxième trimestre en raison de la baisse des bénéfices liés aux activités de taux de la banque. En termes de perspectives, certains éléments sont même préoccupants. Ainsi, le directeur financier de Credit Suisse Phil Ryan a indiqué que le boom obligataire, qui avait très positivement influé sur les profits de ces derniers trimestres, était terminé. Et les activités de banque d'investissement ne devraient pas assurer un relais suffisant pour compenser ce ralentissement. Phil Ryan a en effet seulement prévu une "légère amélioration" dans cette branche. Du coup, le groupe insiste encore beaucoup sur la nécessité de contrôler les coûts et de réduire les effectifs. "Il y a encore beaucoup à faire sur les coûts", assène Phil Ryan. Ce dernier s'est donc montré extrêmement prudent, rappelant même que le quatrième trimestre était "traditionnellement difficile". "Il est trop tôt pour parler de l'activité du dernier trimestre de 2003", a-t-il ajouté. Une prudence qui ne plaît guère aux marchés. En fin de séance, le titre perdait 5,03%, à 46,25 francs suisses.

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