Priceline fait moins recette

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Encore un de ces concepts qui a fait rêver la Net Economie... Les enchères inversées, un principe selon lequel il s'agit pour l'internaute d'imposer son prix au vendeur, ont fait les beaux jours de Priceline. En effet, le site américain s'est bâti en permettant aux acheteurs de participer à des systèmes d'enchères inversées, pour acquérir des billets d'avion, des chambres d'hôtels ou louer des voitures. Pourtant, même s'il a eu le mérite de surmonter la crise et de survivre aux attentats du 11 septembre, Priceline semble être arrivé au bout du concept. C'est ce que la société annonce en filigrane en publiant ses résultats du troisième trimestre. De fait, la fin de l'année ne promet pas d'être à la fête. Priceline a revu drastiquement ses prévisions à la baisse, passant d'une fourchette de 8 à 12 cents par titre à une estimation de bénéfice comprise entre 2 et 8 cents. La raison de cette révision: des ventes moins élevées que prévu. Le président de la société Jeffrey Boyd avoue du bout des lèvres que les enchères inversées font de moins en moins d'adeptes. C'est pour cela qu'il a récemment lancé un système de vente de billets plus traditionnel.Au troisième trimestre, les ventes de billets via le système d'enchères ont reculé, tandis que les clients de Priceline ont commencé à se reporter vers le système de vente plus classique. Et la tendance promet de se poursuivre ces prochains mois, selon Jeffrey Boyd. Inconvénient: sur ce créneau, la société se trouve en concurrence directe avec la multitude d'offres qui existent actuellement sur le Net. De fait, le secteur du voyage, en particulier celui du billet d'avion et des offres à bas prix, connaît des beaux jours sur la Toile. Sur les trois derniers mois, le groupe a quand même compensé le recul de ses ventes de billets par la forte croissance des chambres d'hôtels et des voitures. Le chiffre d'affaires s'est maintenu légèrement au dessus du niveau de l'année précédente à 243 millions de dollars. Le résultat est passé dans le vert à hauteur 9,7 millions de dollars, après un troisième trimestre 2002 en perte (-23,8 millions de dollars).Malgré tout, le recul des ventes de billets, principale source de revenu de la société, et la perspective d'une poursuite de cette tendance, affolent les investisseurs. Sur les marchés américains, mercredi, le titre s'effondre de 23,76%, à 22,30 dollars.

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