Fiat reste dans le rouge au troisième trimestre

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Fiat devra patienter encore un peu avant de renouer avec les bénéfices. Contrairement à ce que prévoyait le marché, le groupe italien n'est en effet pas parvenu à sortir du rouge au troisième trimestre 2003. Il est néanmoins parvenu à juguler ses pertes, ramenées de 413 millions à 84 millions en un an.L'apport qu'a constitué le gain de 781 millions d'euros sur la cession de Fiat Avio a été effacé par des frais financiers élevés (245 millions d'euros) et un résultat d'exploitation toujours sous pression (285 millions d'euros). Comme pour le résultat net, la perte d'exploitation a été réduite en un an (de 16%), mais elle s'avère plus lourde qu'attendu par le marché. Le consensus établi par Reuters visait un déficit de 246 millions d'euros.Une nouvelle fois, c'est la division automobiles qui est à pointer du doigt. Les marques de Fiat Auto (Fiat, Lancia, Alfa Romeo) ont continué à perdre des parts de marché avec pour conséquence une baisse du chiffre d'affaires de 4,66 à 4,15 milliards d'euros. La rentabilité en a naturellement fait les frais. La perte opérationnelle de Fiat Auto est ressortie à 314 millions d'euros. Bien qu'en repli de 7,6% sur un an, le chiffre supporte difficilement la comparaison avec les attentes du marché (272 millions d'euros) ou la perte de 234 millions d'euros enregistrée trois mois plus tôt.Quand aux autres branches (dont Ferrari), si elles ne sont pas déficitaires sur le plan opérationnel, leurs résultats n'enthousiasment pas le marché. "Elle ne génèrent pas le cash-flow qu'avaient l'habitude de dégager Fiat Avio et Toro", déplore Adam Jonas chez Morgan Stanley.Le groupe demeure toutefois confiant dans sa capacité à rebondir. De nouveaux modèles (dont la Panda sur laquelle il fonde de larges espoirs) ayant été lancés ces dernières semaines, Fiat attend dans sa branche automobiles "une amélioration significative" au quatrième trimestre. De quoi maintenir les objectifs 2003 fixés en juin (lors de la présentation du plan de relance) pour l'ensemble du groupe, soit "une réduction de la perte d'exploitation et de l'endettement net" par rapport à 2002.Pour l'endettement, Fiat est sur la bonne voie, avec une dette de 2,95 milliards d'euros à fin septembre, contre 3,8 milliards d'euros à la fin de l'exercice 2002. Reste à voir comment il s'en sortira sur le plan opérationnel. Il avait fini 2002 avec une perte de 762 millions d'euros, et affiche sur neuf mois un déficit cumulé de 652 millions d'euros. La réalisation de son objectif suppose donc qu'il ne perde pas plus de 110 millions d'euros sur les trois derniers mois. Sa performance commerciale dans l'automobile sera à cet égard déterminante.Après avoir provoqué un bref trou d'air, les chiffres annoncés n'alarment finalement pas la Bourse. En fin d'après-midi, l'action recule de 1,28%, à Milan. Il faut dire que le marché semble avoir décidé de se focaliser sur l'avenir, notamment pour Fiat Auto. Bien que la perte de cette division soit plus lourde qu'attendu, "je ne vois pas de raison d'être plus négatif pour 2004", souligne Adam Jonas. C'est donc bel et bien 2004 qui devrait permettre de porter un premier jugement sur le redressement de Fiat. D'après son plan de relance, c'est notamment en 2004 que le groupe prévoit d'atteindre l'équilibre opérationnel.

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