France Télécom confirme ses ambitions

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"Cette estimation ne nous semble plus crédible", écrivait récemment Fideuram-Wargny à propos de l'objectif de croissance annuelle de 3 à 5% avancé en début d'année par France Télécom. Les craintes du bureau d'analystes étaient-elles exagérées? Toujours est-il que l'opérateur a confirmé ce mardi son objectif lors de la présentation de son chiffre d'affaires trimestriel.Par ailleurs, alors qu'il était attendu sur l'avancée de son plan de restructuration (TOP), le groupe a également confirmé son ambition de générer 15 milliards d'euros de cash-flows disponibles jusqu'en 2005, dont 3 milliards sur la seule année 2003. Des gains qui iront directement à la réduction de l'endettement du groupe, lequel atteignait 68,7 milliards d'euros à la fin de l'année dernière.Très attentifs au redressement du groupe et aux indications sur son plan stratégique, les observateurs n'avaient en revanche pas caché que le chiffre d'affaires du premier trimestre passerait certainement au second plan. D'autant que la période de "black-out" imposée par le groupe aux analystes en raison de l'augmentation de capital a empêché de nombreux professionnels de rendre publiques leurs prévisions. Notons toutefois que le chiffre d'affaires a gagné 7,3% sur la période, à 11,376 milliards d'euros. A données constantes, la hausse ressort à 3,3%. Les rares observateurs à s'être exprimés attendaient un chiffre moyen de 11,374 milliards, selon Reuters.Déjà publiées lundi, les ventes de Wanadoo ont contribué à hauteur de 532 millions (+42%) au chiffre d'affaires de la maison-mère. Quant à Orange, l'opérateur mobile a continué à faire preuve de dynamisme et à jouer un rôle de pilier pour France Télécom, avec une contribution de 4,178 milliards (+8,5%).A l'inverse, la concurrence sur le marché local en téléphonie fixe s'est une nouvelle fois fait ressentir. Les revenus des services de téléphonie fixe (voix et données) en France ont reculé de 6,6%, à 4,453 milliards d'euros. La part de marché de France Télécom est passée à 79,1% sur le trafic téléphonique local, contre 80,9% en décembre et 86% il y a un an. En longue distance, le tassement est plus limité. La part de marché a reculé de 63,7 à 63,3% en un an.Enfin, les services fixes hors de France s'avèrent également décevants. S'ils progressent de 37,2%, à 2,213 milliards, c'est uniquement grâce à l'intégration de TP Group. A données constantes, le chiffre d'affaires est en repli de 0,6%. Chaque sous segment (Equant, téléphonie fixe et autres produits) est en recul à données constantes, excepté les services mobiles (+35,2%).Si les observateurs comptaient initialement se préoccuper davantage de la restructuration que des chiffres d'activité du premier trimestre, force est tout de même de constater que ces relatives contre-performances dans la téléphonie fixe ont refroidi les marchés. A la clôture, l'action recule de 5,12%, à 21,30 euros.

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