Novartis veut devenir leader sur le marché des génériques

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Face au risque lié aux génériques, il existe plusieurs réactions possibles pour les laboratoires pharmaceutiques. On peut attendre, comme l'a longtemps fait Aventis. On peut également mettre en place un pipeline (médicaments en développement) très audacieux et volontaire comme AstraZeneca. Le groupe suisse Novartis a choisi une voie plus originale, celle consistant à développer une importante activité de production de génériques. Jeudi, lors d'une réunion d'analystes à Londres, le groupe bâlois a ainsi annoncé qu'il entendait devenir le leader mondial sur le marché des génériques. Cette ambition pourra, selon Novartis, être réalisée par croissance organique comme par des acquisitions. Cela ne signifie évidemment pas que le laboratoire suisse veut abandonner la partie traditionnelle de son activité. Mais il compte que son activité génériques, baptisée Sandoz, qui représente aujourd'hui environ un sixième de son chiffre d'affaires, se développera parallèlement. Cette annonce pourrait sonner l'heure de la concentration sur le marché encore très éclaté du médicament générique (lire ci-contre). Le leader mondial actuel est le laboratoire américano-israélien Teva, mais un grand nombre de petits laboratoires en Europe centrale, en Inde ou en Amérique latine occupent actuellement ce marché. Après l'acquisition du slovène Lek l'an passé pour 900 millions de dollars, Novartis pourrait donc encore faire des emplettes.Certes, les marges des "génériqueurs" ne sont pas particulièrement impressionnantes par rapport aux laboratoires classiques, mais Novartis espère pouvoir faire jouer les synergies entre ses activités pour renforcer sa rentabilité. Surtout, le groupe espère pouvoir saisir sa chance dans ce marché qui devrait peser 95 milliards de dollars en 2008 selon IMS Health. Sur un plan financier, Novartis espère évidemment changer de dimension. L'apport de revenus récurrents et à forte rentabilité issus des génériques permettra de rendre l'action moins dépendante des aléas des pipelines et des évolutions de licences. Pour le moment, les investisseurs restent sceptiques face au titre qui ne paie que 15,5 fois les bénéfices estimés pour 2004, contre une moyenne sectorielle de 17,5 en Europe. Du coup, ce jeudi, les investisseurs saluent cette volonté stratégique. Le titre progresse en clôture de 2,04%, à 52,45 francs suisses.

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