L'alliance européenne de mmO2 intéresse KPN et Bouygues Telecom

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Initié par le britannique mmO2, l'alliance des "petits opérateurs" européens de téléphonie mobile fait recette. Jeudi matin, c'est le néerlandais KPN qui a annoncé qu'un "accord de principe" avait été trouvé pour la rejoindre. Mais une difficulté de taille demeure, en cas d'entrée de KPN: deux opérateurs concurrents en Allemagne seraient membres de la même alliance, à savoir la filiale de KPN e-plus et celle de mmO2, O2 Deutschland. Selon le groupe néerlandais, "il faut encore trouver une solution à ce problème" avant que KPN ne devienne le dixième membre de cette alliance. Mercredi, Bouygues Télécom, d'abord annoncé par la presse anglaise comme faisant partie du pacte, a confirmé qu'il était intéressé, tout en préférant rester en dehors pour le moment. La filiale du groupe de BTP "n'exclut pas de rejoindre l'alliance dans le futur", mais elle estime que, pour le moment, "toutes les conditions ne sont pas remplies". Sans que ces conditions ne soient d'ailleurs précisées. Ces hésitations montrent que l'alliance de mmO2 intéresse certes les opérateurs européens isolés par les deux grandes alliances réalisées jusqu'ici dans le secteur (Vodafone-SFR et Orange-Telefonica-TIM), mais ne les a pas clairement convaincus. Jusqu'ici, ce sont plutôt des opérateurs de petites tailles qui ont rejoint l'alliance. Outre les trois filiales de mmO2 (Royaume-Uni, Irlande, Allemagne), le pacte regroupe six opérateurs: l'espagnol Amena, filiale d'Union Fenosa, le suisse Sunrise, l'autrichien One, l'italien Wind (filiale d'Eni), le hongrois Pannon GSM et l'opérateur historique norvégien Telenor. Soit en tout 40 millions d'abonnés concernés.L'accord prévoit la mise en place de services et de produits transfrontaliers. Dans un communiqué publié par mmO2, qui semble à l'initiative de ce projet, il est précisé que les abonnés pourront ainsi avoir accès dans les neuf pays concernés au GPRS ou aux services de MMS (mini-messages multimédia). Plus généralement, les abonnés pourront utiliser l'ensemble des services dont ils disposent dans leur pays dans les huit autres pays de l'alliance, et ce par la même méthode de connexion. Le communiqué précise aussi que cette alliance permettra aux opérateurs de proposer aux professionnels des offres très compétitives, notamment dans le domaine des transferts de données. Dans chacun des pays participants, les abonnés pourront disposer d'un accès Internet ou Intranet, mais aussi consulter ou envoyer des e-mails. Le prix des appels transfrontaliers devrait également baisser. Enfin, sur un plan plus stratégique, cette alliance devrait permettre de réaliser des achats en commun, mais également de développer la coopération dans le domaine de la recherche et de la technologie. Des initiatives commerciales communes devraient aussi voir le jour. Reste que le Times avait annoncé mercredi la présence dans l'alliance de 30 opérateurs regroupant 120 millions d'abonnés. On en est apparemment encore assez loin. Néanmoins, la concentration des opérateurs au sein d'alliances transfrontalières semble une tendance de fond irrésistible.

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